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ANAIS DEMOUSTIER | Entretien

Quelques jours après la sortie de La jeune fille sans mains, nous avons pu rencontrer la comédienne Anaïs Demoustier – sur le tournage du spot promotionnel du prochain Printemps du Cinéma. L’occasion d’évoquer ses projets et de revenir sur le très sensoriel long-métrage d’animation de Sébastien Laudenbach… Conversation décontractée, entre deux prises.

Vous retrouvez Felix Moati à l’occasion de ce tournage… Comment êtes-vous arrivée sur le projet ? 

Anais Demoustier : Felix Moati et moi nous connaissons depuis le film de Jérôme Bonnell (À trois on y va) et il m’a proposé de participer à ce petit film avec lui. C’est un ami et j’avais envie de le découvrir en tant que réalisateur. C’était aussi l’occasion de retrouver Guillaume Gouix, avec qui j’avais tourné Belle épine. Je suis donc ravie de faire ce petit film-annonce entre amis et cela s’est concrétisé très rapidement.

Quand j’ai lu le petit script qu’il a écrit, ça m’a enchantée. C’est l’histoire d’un jeune garçon qui se rend au cinéma et qui aperçoit une autre fille dans la même salle que lui. Il est troublé. À partir de là, il va fantasmer un film qui les mettrait en scène tous les deux. Il y a un mélange de réalité et de fiction. Je trouve que cela raconte bien ce qu’est la salle de cinéma : un lieu de rencontre, de rêveries, de fantasmes… Et tout cela en un temps très court, donc c’est parfait si l’on retranscrit la poésie du cinéma en moins d’une minute. 

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Anais Demoustier et Guillaume Gouix en plein tournage… Cliquez sur l’image pour découvrir le spot.

Un tournage comme celui-ci, c’est forcément un peu plus récréatif ?

A. D. : Oui, c’est vraiment ludique. On ne tourne que deux jours donc c’est très léger, joyeux. On s’amuse mais y’a une très bonne équipe. Et c’est assez jouissif car le film mêle les genres et les époques donc nous avons pu changer de costumes, de décors… C’est exactement ça, c’est une récréation. 

Sortir face à Star Wars, ce n’est pas un cadeau !

Nous aimerions revenir sur votre participation à La jeune fille sans mains, sorti la semaine dernière, qui nous a beaucoup plu et qui mérite qu’on en parle davantage.

A. D. : Je suis ravie qu’il vous ait plu car c’est un très joli film. Le réalisateur nous avait demandé (à Jérémy Elkaïm et elle – ndlr), il y a deux ans, d’enregistrer les voix d’une sorte de maquette qu’il avait terminée. Il a ensuite poursuivi son travail, absolument tout seul. C’est impressionnant. Quand il a eu terminé, il est revenu vers nous et nous avons naturellement accepté. J’aime beaucoup ce qu’il a fait, c’est très singulier, léger et suggestif. Visuellement c’est fort.

Je suis ravie d’avoir participé à ce film. J’aime beaucoup les voix qu’il a choisi et la bande-son en général, c’est très sensoriel et la musique est magnifique. J’étais ressortie un peu frustrée de mon précédent doublage. 

En quoi ? 

A. D. : C’était forcément différent et moins réaliste car je doublais une renarde. Il fallait que je change ma voix, pour qu’elle colle davantage à l’univers. C’était plus typé « animation ». Alors que pour le film de Sébastien Laudenbach, notre travail de doublage s’apparentait pratiquement à un vrai film en live-action.

J’adore ce film, j’aimerais qu’il marche bien, ne serait-ce que pour le travail de titan de Sébastien… Mais face à Star Wars, on est mal tombés. Ce n’est pas un cadeau. 

C’est pour cela qu’on avait envie d’en reparler. 

Pour ce qui est de vos projets, vous avez terminé récemment un autre tournage…

A. D. : Oui, je viens juste de finir celui avec Robert Guédiguan, samedi dernier. C’est tout frais. Avant ça, j’avais tourné pour Noémie Lvovsky mais aussi Yann Le Quellec (un premier film). Je vais pouvoir fêter Noël l’esprit libre !

Avant de partir tourner le nouveau film de Quentin Dupieux, qu’on attend forcément avec curiosité…

A. D. : Oui, j’ai hâte ! Je suis super contente. C’est un cinéaste très singulier et un garçon hyper intéressant. Quand j’ai lu le scénario, j’ai énormément ri. J’avais très envie d’en faire partie, même si je n’aurais qu’un rôle secondaire. Il a un ton atypique, il se distingue des comédies passe-partout. 

Quant au film de Bertrand Blier – adapté de son propre roman, Existe en blanc – vous confirmez qu’il est définitivement enterré ? 

A. D. : Malheureusement le film ne s’est pas fait pour des raisons financières… 

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Entretien réalisé le 20 décembre à Paris. Propos recueillis et édités par Thomas Périllon.

 Remerciements : Anaïs Demoustier, Marielle Gaudry, Stéphane Ribola



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