Browsing articles tagged with " thriller"
nov
26

[concours] GAGNEZ UN DVD DU FILM KILL LIST

Par Wilyrah  //  2012, Concours, Made in the UK  //  1 commentaire

BEN WHEATLEY | UK  | 95 MIN | SORTIE DVD 5 DECEMBRE 2012 | NEIL MASKELL, MYANNA BURING

Meurtri dans sa chair et son esprit au cours d’une mission désastreuse à Kiev 8 mois plus tôt, Jay, ancien soldat devenu tueur à gages, se retrouve contraint d’accepter un contrat sous la pression de son partenaire Gal et de sa femme, Shen. Jay et Gal reçoivent de leur étrange nouveau client une liste de personnes à éliminer. À mesure qu’ils s’enfoncent dans l’univers sombre et inquiétant de leur mission, Jay recommence à perdre pied : peur et paranoïa le font plonger irrémédiablement au cœur des ténèbres.

SORTIE DU FILM EN DVD ET BLURAY LE 5 DECEMBRE

A l’approche de Noël, Le Bleu du Miroir (en partenariat avec Wild Side Vidéo) pense à vous et vous offre une chance de remporter deux DVD à l’occasion de la sortie en DVD et BluRay du film sensation KILL LIST le 5 Décembre 2012. Pour avoir une chance de remporter un DVD de ce film et participer au tirage au sort, envoyez par mail votre réponse à la question et vos coordonnées postales, ainsi que quelques mots sur votre volonté de gagner à ce concours. Les gagnants seront tirés au sort par les participants les plus convainquants ayant répondu correctement à la question posée. Pour augmenter vos chances, vous pouvez devenir fan de la page Facebook du site.  

Quelle est la tagline du film ?

Attention, vous avez jusqu’au 8 Décembre 2012 à 23h59 pour participer : contact.lebleudumiroir@gmail.com.

BRAVO à Stéphanie G. (13) et Fabrice G. (44) qui remportent chacun un DVD du film !

—————————————————————————

Augmentez vos chances en devenant fan du site sur Facebook

Précisez votre pseudo FB par la même occasion.

SORTIE DU FILM EN DVD/BR LE 5 DÉCEMBRE 2012

nov
8

[critiques] SINISTER vs PARANORMAL ACTIVITY 4

Par Wilyrah  //  2012, Made in the US, Moyen  //  17 commentaires

Synopsis (Sinister) : Ellison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ? Ellison va tenter de répondre à ces questions tandis que le tueur présumé, une entité surnaturelle présente sur les films, menace de plus en plus sa famille.

En cette période de Toussaint où l’on célèbre les défunts, nos amis les producteurs et distributeurs ont choisi de leur donner le pouvoir en trustant les salles françaises de début novembre avec Paranormal Activity 4 et Sinister. Sortis à une semaine d’intervalle, les deux films boxent dans la même catégorie du « fais-moi peur avec tes found footages » et visent à priori le même public de jeunes en quête de frisson et de manifestations surnaturelles.

Le premier (PA4) reprend les recettes habituelles de la franchise tandis que le second (Sinister) tente d’imposer une patte plus soignée dans la réalisation et plus originale avec la découverte de bobines de films Super 8 – d’accord, c’est ceci dit un format qui est super-hype. Inévitablement, il y a donc contraste entre PA4 et Sinister même si les deux métrages sont produits par les mêmes personnes. D’un côté, on a un écrivain sur le déclin campé par Ethan Hawke (un vrai bon acteur donc) qui va directement dans la gueule du loup pour s’attirer des ennuis – bon ok, pour écrire un livre à sensations, c’est un peu pareil – et de l’autre une simili-Dakota pucelle de 15 ans qui commence à trouver son petit voisin assez creepy – et on peut la comprendre. Le premier, Ellison, visionne des vieux films sur pellicule tandis que la seconde, Alex, bricole avec son boyfriend quelques enregistrements par le biais de ses gadgets estampillés Apple. On voit que les créateurs ont essayé d’apporter un brin de nouveauté en apportant de l’inédit (pellicules Super 8, webcam du MacBook, capteurs Kinect de la X-box…) mais le concept reste grosso-modo le même : petits enfants possédés déambulant en pleine nuit, apparitions de silhouettes troublantes, symboles anciens dessinés sur les murs, rituels maléfiques et coutumes ancestrales, parties de cache-cache avec les esprits, bruits sourds, surgissements soudains, portes et fenêtres capricieuses… ces effets bien connus ont prouvé leur efficacité.

La logique voulait donc que je m’ennuie fermement devant les deux comme je m’étais ennuyé devant Insidious l’an dernier. Et si bonne surprise il y avait, il aurait fallu chercher du côté d’Ethan Hawke davantage que de celui du film de franchise lucrative destiné à faire sursauter de la pimbêche à frange. Que nenni. Sinister s’est rapidement affirmé comme le successeur d’Insidious avec son esprit maléfique grotesque et m’a particulièrement agacé au fil du visionnage entre les sursauts efféminés et ridiculement exagérés de mon grand voisin de droite et ce dénouement soi-disant terrifiants qui ne fonctionnait pas. Paranormal Activity 4 a le mérite de ne pas péter plus haut que son derche et ne révolutionnera pas le genre mais force est de constater qu’après 4 films la machine est désormais bien huilée et la mécanique efficace. En innovant sur les prises de vue (comme ce fut déjà judicieusement le cas avec la caméra-ventilo dans PA3) et variant les supports ainsi que le casting, la saga parvient à trouver un souffle plus intéressant même si les dénouements laissent toujours un peu à désirer. Une maîtrise de la tension qui joue habilement sur l’anticipation de la terreur plus forte que la terreur elle-même.

Conclusion : si vous cherchez à frémir pendant ces vacances halloweenesques, c’est vers Paranormal Activity 4 qu’il faudra vous tourner – privilégiez les séances de 22h pour ne pas être dérangés par les ados mal élevés. A moins que vous ne préfériez les manifestations maléfiques qui s’étalent des tartines de peintures sur la tronche et font apparaître quelques bestioles rampantes peu sympathiques, alors optez pour Sinister plastiquement plus soigné. 

 PARANORMAL ACTIVITY 4 ●/●●
HENRY JOOST, ARIEL SCHULMAN | USA | 95 MIN | 31 OCTOBRE 2012 | KATHRYN NEWTON, BRADY ALLEN

 

 SINISTER ●
SCOTT DERRIKSON | USA | 110 MIN | 7 NOVEMBRE 2012 | ETHAN HAWKE, FRED THOMPSON
nov
3

[critiques] LA TRAVERSÉE, TED & BACHELORETTE

JÉRÔME CORNUAU | FRANCE | 97 MIN | 31 OCTOBRE 2012 | MICHAEL YOUN, EMILIE DEQUENNE, CÉLINE VALETTE

Lola Arendt, une petite fille de 8 ans, disparaît dans une Ile d’Ecosse. Ses parents, Martin et Sarah, brisés, ne résistent pas au drame et se séparent. Deux années plus tard, Lola est retrouvée à l’endroit exact où elle avait disparu. Elle est vivante, apparemment en bonne santé, mais reste plongée dans un étrange mutisme. Martin retourne seul sur l’île pour la chercher et la ramener : Au bonheur des retrouvailles succèdent les interrogations et la peur : Où était Lola ? Que lui est-il arrivé ? Pourquoi ne parle-t-elle pas ?

La semaine avait commencé sous les plus belles hospices avec l’avant-première de La chasse – que je persiste à vous recommander chaudement. Malheureusement, le reste de cette première semaine à cheval sur octobre et novembre n’a été que déception. Commençons par ce thriller à la française qui flirte avec le surnaturel. Dans La traversée, Michael Youn est un père endeuillé par la disparition soudaine et mystérieuse de sa fille Lola. Deux ans plus tard, celle-ci est retrouvée et il retourne la chercher pour la ramener chez eux. Lors du trajet retour, de nombreux éléments vont venir titiller Martin et le questionner sur la véritable raison de l’absence de Lola. Même si l’on ressent une application et une volonté réelle d’offrir au spectateur un thriller soigné et énigmatique, l’intérêt se perd progressivement au fur et à mesure que le mystère s’épaissit et que les indices apparaissent. Nébuleuse voire complètement foireuse, l’intrigue se noie dans les manières jusqu’à l’overdose. Le dénouement – tellement grotesque – finit complètement par achever le film. Michael Youn aura pourtant essayé tant bien que mal de nous faire avaler la pilule mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Une traversée tumultueuse que je déconseille donc fortement, même si vous n’avez pas le mal de mer. 

 LA TRAVERSÉE ○

SETH MACFARLANE | USA | 107 MIN | 10 OCTOBRE 2012 | MARK WAHLBERG, MILA KUNIS

À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Ted fut le gros succès surprise de l’année aux USA et peut se vanter d’avoir plutôt bien marché dans l’hexagone. Après un visionnage tardif, je ne peux que m’étonner de celui-ci. Enfin, « m’étonner » est un bien grand mot. Quand on voit le succès rencontré par Very Bad Trip et Mes meilleures amies, il semblerait que le potache et le ridicule aient de beaux jours devant eux, outre-atlantique comme en France. Eclats de rire en veux-tu, en voilà… Séquences scatologiques (pipi-caca-prout), gags réchauffés, histoire d’amour à deux balles, répliques potaches voire grossières, les « scénaristes » se lâchent carrément sur les blagues anales depuis un ou deux ans et il semblerait que le box-office leur donne raison. Si Mila Kunis fait de la figuration et offre une prestation aussi banale que dans Sexfriends, on peut se demander ce que Mark Wahlberg est venu chercher dans cette daube hormis un bon petit pactole pour financer son prochain projet – non, je ne porte pas non plus une estime grandiose envers cet acteur convenable, mais tout de même ! Il campe le rôle d’un éternel ado qui ne veut pas grandir, qui préfère garder son doudou et fumer des joints avec lui. La régression dans son plus bel apparat. Soit je suis atteint du syndrome de « jeune vieux con », soit les comédies US dites délurées sont simplement restées grossières et grotesques mais que les responsables marketing ont simplement réussi à faire passer la pilule et que tout le monde court voir ces navets de façon décomplexée. Oui, on en est là !

 TED ○

LESLYE HEADLAND | USA | 87 MIN | 17 OCTOBRE 2012 | KIRSTEN DUNST, REBEL WILSON, LIZZY CAPLAN

Regan, Gena et Katie sont inséparables depuis le lycée. Très cyniques, elles sont stupéfaites d’apprendre que leur amie Becky, adorable mais rondouillette, est la première d’entre elles à se marier ! Alors que Gena et Katie sont toujours célibataires, Regan harcèle Frank, avec qui elle sort depuis quatre ans, pour qu’il la demande en mariage. Lorsque Becky demande à Regan, particulièrement névrosée, de l’aider à préparer la cérémonie et d’être sa demoiselle d’honneur, celle-ci est furieuse. Six mois plus tard, la veille du mariage, Regan, très remontée, tyrannise le personnel et les invités, tandis que Katie et Gena s’apprêtent à faire la fête. Mais tout va de travers. Au moment où les trois amies tentent de noyer leur chagrin au bar, elles tombent sur Clyde, petit ami de Gena à l’époque du lycée. Or, il se trouve qu’ils s’aiment encore… Plus tard, pendant la répétition générale du dîner, Gena, très éméchée, porte un toast et suscite le malaise en racontant que Becky était boulimique quand elle était ado. Et quand Katie oublie d’annuler un strip-teaseur qu’elle avait engagé pour l’enterrement de vie de jeune fille, la mariée s’emporte ! Furieuse, elle demande aux trois amies de ne venir au mariage que si elles ne boivent pas et se comportent en adultes. Ce qui n’empêche pas Regan, Gena et Katie de faire une fête d’enfer toute la nuit jusqu’au lendemain, jour de la cérémonie…

Comme vous le remarquez bien, le synopsis est interminable. Pourquoi avoir besoin d’en dire autant pour vendre le film ? Peut-être pour se donner l’impression d’avoir un intérêt ou d’être original. Je vous rassure, cette comédie ne l’est absolument pas. En effet, Bachelorette est une version encore plus naze et paresseuse des Bridesmaids et The Hangover précédemment cités. On pourrait être trompé par la marchandise et se dire que cette comédie potache sur un énième mariage qui tourne mal vaut le déplacement, ne serait-ce que pour la présence au casting de Kirsten Dunst. On pourrait, comme je l’ai fait, faire ce déplacement. Mais ce serait risquer 87 minutes de torture intellectuelle devant un navet consternant de bêtise et de sexisme. Une nouvelle fois, si vous n’avez pas éteint votre cerveau deux bonnes heures avant la projection, vous risquez de vous retrouver au milieu d’une foule de greluches surexcitées qui lâcheront des rires bien insistants entre deux poignées de pop-corn. Leurs « keums » pour faire bonne figure tâcheront de rigoler ça et là devant les enjeux de cette navrante comédie et des questionnements redoutables de notre bande de pétasses jalouses. 

 BACHELORETTE ○
oct
15

[critique] ARGO

BEN AFFLECK | USA | 120 MIN | 7 NOVEMBRE 2012 | BEN AFFLECK, BRYAN CRANSTON, ALAN ARKIN, JOHN GOODMAN

Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants envahissent l’ambassade américaine de Téhéran, et prennent 52 Américains en otage. Mais au milieu du chaos, six Américains réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de « l’exfiltration » de la CIA du nom de Tony Mendez monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays. Un plan si incroyable qu’il ne pourrait exister qu’au cinéma.

La mission était un film. Le film était leur couverture. Hollywood a acheté le scénar. Ben Affleck en a fait un (très bon) film. Après deux premiers films de bon acabit mais plutôt inégaux (Gone baby gone et The town), Ben Affleck signe un troisième film beaucoup plus abouti avec Argotiré d’une histoire vraie s’étant déroulée en 1979 : une douzaine d’Américains sont pris en otages dans leur ambassade en Iran. Six d’entre eux parviennent à s’échapper et à se cacher auprès de l’ambassadeur canadien à Téhéran. La CIA met alors tout en œuvre pour les ramener chez eux, quitte à échafauder de toutes pièces un projet de film de science-fiction comme alibi d’infiltration. 

Projeté à Tribeca et déjà précédé d’une réputation élogieuse, le long métrage présenté ce lundi en avant première par l’acteur-réalisateur américain est un thriller politique solide, riche et élégant qui fera très certainement partie des dix films nommés à l’oscar du meilleur film. Fluide, prenant et accessible, le film ne sacrifie pourtant pas l’intelligence et la richesse de son scénario sur l’autel du spectaculaire et du mainstream. 

Doté d’un casting de briscards impeccables (Alan Arkin, Bryan Cranston, John Goodman, Zeljko Ivanek…) pour porter avec talent une palette de seconds rôles savoureux outre-atlantique, le film fait aussi la part belle à un Ben Affleck irréprochable qui confirme l’adage « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ». S’il fut jadis un acteur quelconque et plutôt fade, il confirme qu’il risque d’être un cinéaste sur qui compter au cours des années à venir. 

Argo sortira sur les écrans début novembre. Que vous soyez amateurs de thrillers politiques – comme moi – ou passionnés d’histoire, ou simplement cinéphiles, je vous invite à profiter des vacances de la Toussaint et de la pauvre programmation actuelle pour aller découvrir l’un des films incontournables de cet automne 2012 racontant fidèlement l’une des histoires d’espionnages les plus marquantes du siècle dernier.

 ARGO ●●●

   

juil
10

[critique] PIÉGÉE

STEVEN SODERBERGH | USA | 93 MIN | 11 JUILLET 2012 | GINA CARANO, EWAN McGREGOR, MICHAEL FASSBENDER

Agent d’élite, Mallory Kane est spécialiste des missions dans les endroits les plus risqués de la planète. Après avoir réussi à libérer un journaliste chinois retenu en otage à Barcelone, elle découvre qu’il a été assassiné – et que tous les indices l’accusent. Elle est désormais la cible de tueurs qui semblent en savoir beaucoup trop sur elle… Mallory a été trahie. Mais par qui ? Et pourquoi ?

Après Full FrontalBubble ou The Girlfriend Experience, Steven Soderbergh continue de se faire plaisir et d’expérimenter avec des films en forme d’essais stylistiques. Alors qu’il avait réussi l’an passé un thriller bactériologique réussi et réaliste (Contagion), le cinéaste touche-à-tout se noie dans un film terriblement mou du genou, embourbé dans ses effets d’ambiance visuels et sonores – quelle effroyable bande son.

Haywire (aka Piégée) n’est justement qu’un exercice de style au scénario feignant, confus et archi-classique. Vide d’intérêt et de tension, le spectateur traverse le film sans jamais se concerner par le sort des protagonistes ou même saisir un tant soi peu d’enjeu. Le casting est en mode automatique et même les talentueux Ewan McGregor et Michael Fassbender délivrent des prestations sans conviction. Quant à la soi-disant révélation Gina Carano, elle ne livre jamais une performance d’actrice et, malgré sa bonne volonté, ne dépassera pas le statut d’habile fighteuse.

Un Soderbergh récréationnel qui n’a dû amuser que son créateur. Le spectateur, lui, s’ennuie fermement devant ce thriller expérimental soporifique qui se la raconte un peu trop avec sa musique d’ascenseur et ses têtes d’affiche de renom. 

 PIÉGÉE ○/●
mai
30

[concours] GAGNEZ DES DVD DU FILM MALVEILLANCE

Par Wilyrah  //  2012, Concours, Made in Europe  //  1 commentaire

JAUME BALAGUERO | 102 MIN | SORTIE DVD 6 JUIN 2012 | LUIS TOSAR, MARTA ETURA

César est un gardien d’immeuble toujours disponible, efficace et discret. Disponible pour s’immiscer dans la vie des habitants jusqu’à les connaître par cœur ; discret quand il emploie ses nuits à détruire leur bonheur ; efficace quand il s’acharne jusqu’à l’obsession sur Clara, une jeune femme insouciante et heureuse…

A l’occasion de la sortie en DVD de MALVEILLANCE ce 6 Juin 2012, Wild Side Vidéo et Le Bleu du Miroir s’associent pour vous offrir une chance de remporter des DVD du film de Jaume Balaguero. Pour participer au tirage au sort, envoyez par mail votre réponse à la question et vos coordonnées postales, ainsi que quelques lignes sur la raison de votre participation à ce concours. Les deux gagnants seront tirés au sort parmi les participants les plus convainquants. La question est la suivante :

Quel film d’horreur sorti en salles en 2008 a permis à Jaume Balaguero d’acquérir sa notoriété ? 

Attention, vous avez jusqu’au 10 Juin 2012 à 23h59 pour participer : contact.lebleudumiroir@gmail.com. Le distributeur se chargera de vous faire parvenir votre gain. 


—————————————————————————

Participez avant le 10 Juin 2012. 

CRITIQUE DU FILM DANS LA SEMAINE !!!

Augmentez vos chances en devenant fan du site sur Facebook.

SORTIE DU DVD LE 6 JUIN 2012

mai
28

[critique] 3 FILMS ANODINS DE MAI

 MARGIN CALL ●
J.C. CHANDLER | USA | 107 MIN | 2 MAI 2012 | KEVIN SPACEY, PAUL BETTANY, JEREMY IRONS

Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres.

Margin Call raconte l’histoire d’une équipe de traders qui découvre le crash imminent lié aux subprimes. Sur le papier, il y avait de quoi faire un thriller financier assez prenant et efficace. Malheureusement, le synopsis est plus palpitant que le résultat à l’écran. Doté d’un casting assez enviable (Spacey, Bettany, Irons…) et d’un sujet brûlant et actuel, le film manque paradoxalement d’attrait. Terriblement plat et fade dans sa mise en scène, on ne sent (ou comprend) jamais véritablement les enjeux de leur position et de cette crise qui pend(ait) au nez de tous. Le réalisateur débutant J.C. Chandler noie son intrigue et sa tension dans une armée de dialogues évasifs ou trop techniques empêchant le spectateur de s’immerger dans cette ambiance de requins et au final de s’y intéresser. Pourtant les interprètes sont impeccables (du jeunot au grand manitou qui n’entrave rien) et l’histoire bien réelle – cela ne suffit pas à traduire ce sentiment de toute puissance des organismes financiers et des injustices terribles dont ils sont responsables. Loin de moi l’idée de casser ce que la presse a particulièrement encensé ou de porter haut un flambeau d’anti-capitaliste frustré, je dirais que ce Margin Call est un échec. Trop sage et brouillon pour un sujet trop complexe et délicat. 

 CONTREBANDE ○
BALTASAR KORMAKUR | USA | 111 MIN | 16 MAI 2012 | MARK WAHLBERG, KATE BECKINSALE, GIOVANNI RIBISI

Ancien contrebandier, Chris Farraday s’est construit une vie paisible avec sa femme et leurs deux fils, jusqu’au jour où son jeune et naïf beau-frère Andy manque à ses engagements dans une opération de trafic de drogues montée par le caïd local Tim Briggs. Pour aider Andy à s’acquitter de sa dette, Chris reprend du service et se tourne vers ce qu’il connaît de mieux : la contrebande. Avec l’aide de son meilleur ami Sebastian, Chris s’assure la coopération de quelques relations éprouvées, dont son ami d’enfance Danny Rayner, et élabore un coup qui devra lui assurer des millions en faux billets, contre un simple aller-retour au Panama, ce sous l’œil suspicieux du Capitaine Camp que des antécédents houleux avec le père de Chris rendent d’autant plus méfiant. Mais le danger va commencer à peser sur sa famille, l’opération s’avérant vite être une impasse…

à l’image de ce film sans imagination. Coproduction anglo-américano-française (qui a bien pu verser un centime là-dessus ? Un fan de Mark Wahlberg ?) et série B complètement assumée pompant directement sur les très réussis polars de James Gray (La nuit nous appartient, The Yards…) et Antoine Fuqua (Training Day, L’élite de Brooklyn…), Contrebande ne réussit même pas sa seule mission : nous divertir. Porté par des acteurs en mode minimum syndical – la plupart sont là pour payer leurs impôts et rester en vue sans trop se forcer – le thriller de Baltasar Kormakur ne vous fera pas le moindre effet. Ainsi, il ne convient même pas pour occuper un dimanche après-midi. Sans aucune inventivité ou surprise, ni bon, ni mauvais, ni intéressant, ni prenant, ce Contrebande aurait dû se contenter d’une sortie direct-to-video. Décidément, ce mois-ci en regorge. Côté casting, rien de surprenant : Mark Wahlberg fait le boulot tandis que Kate Beckinsale joue la maman et épouse apeurée avec un certain naturel (dans les attitudes, pas dans son visage botoxée). Les seconds rôles sont plutôt décevants. Giovanni Ribisi cabotine un peu trop pour faire passer la pilule de la petite brute barbue. Quant à Ben Foster, révélé par la série Six Feet Under il y a presque dix ans, il continue d’accumuler les seconds rôles mineurs dans des productions sans grand intérêt artistique.

Avec Contrebande, le réalisateur islandais confirme qu’il n’est en aucun cas un cinéaste inventif mais simplement un encaisseur de chèque hollywoodien sans aucune démarche artistique. 

 LA CABANE DANS LES BOIS ●
DREW GODDARD | USA | 95 MIN | 2 MAI 2012 | KRISTEN CONNOLY, CHRIS HEMSWORTH, RICHARD JENKINS

Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois. 

Plus sujet à débattre et à diviser, déjà culte pour ton vendeur de vidéoclub, La cabane dans les bois m’a laissé sur une impression mitigée (de la curiosité à la déception amère en passant par un enthousiasme modéré et un espoir croissant). Car il faut l’avouer, l’histoire de La cabane dans les bois part plutôt bien. L’idée est attirante (sorte de machination fumeuse qui vise à piéger une bande de jeunes dans un lieu isolé et de les filmer en train de mourir), l’introduction est intrigante. Ainsi la première demie-heure captive assez bien le spectateur. On suit donc ces cinq étudiants partant faire un break dans une cabane retirée de toute civilisation ou presque (quelle idée franchement). Le spectateur est dans la confession : le joyeux club des cinq (la vierge, la traînée, le beau-gosse viril, le beau-gosse sensible et le glandeur qui fume des joints) est surveillé de très près par un groupuscule gouvernemental qui les suit et les filme en quasi-permanence. L’humour et l’originalité sont au rendez-vous dans cette première partie (merci Joss Whedon) et l’on se prend à voir ce modeste thriller au nom à coucher dehors devenir une bonne surprise – comme le furent par le passé des films tels que Cube ou La dernière maison sur la gauche), malheureusement le film va tomber trop rapidement dans une mécanique essoufflée et réchauffée avant de tourner au vinaigre dans une conclusion apocalyptique – loin d’égaler un Gregg Araki – ressemblant à l’épisode final d’une mauvaise saison de Buffy (non merci Joss Whedon).

L’apparition en guest-star de l’incomparable Sigourney n’y fera rien, La cabane dans les bois se termine par un grand n’importe quoi inimaginable et complètement raté – des effets spéciaux scandaleux : plus ringards tu meurs. Cette conclusion bâclée et bordélique ne laissera que de l’amertume et la déception là où elle aurait pu apporter un peu de légèreté bienvenue. La faute à qui ? Peut-être à un manque de moyens qui rendent le dénouement plus grotesque qu’amusant ou excitant, ou au manque de finesse d’un réalisateur qui n’a su bonifier le sympathique scénario qu’on lui offrait. La cabane dans ton cul au fond à gauche ne sera pas la bonne surprise astucieuse qu’on croyait voir venir mais une gore-story balourde qui tourne au vinaigre et à l’hécatombe monstrueuse. 

fév
25

[ugc] DOS AU MUR

 ASGER LETH | USA | 102 MIN | 15 FÉVRIER 2012 | SAM WORTHINGTON, JAMIE BELL, ELIZABETH BANKS, ED HARRIS

Ancien flic condamné à la prison pour un vol dont il se dit innocent, Nick Cassidy a réussi à s’évader. Dans un célèbre hôtel de New York, il monte jusqu’à l’un des derniers étages et enjambe la fenêtre. Le voilà dehors, sur la corniche, au bord du vide… Lydia Mercer, négociatrice de la police, est chargée d’essayer de le convaincre de ne pas sauter. Plus la jeune femme tente de dénouer cette situation périlleuse, plus elle prend conscience que Cassidy pourrait bien avoir un autre objectif… Son geste a peut-être un rapport avec le mystérieux projet sur lequel travaille son frère. Pendant que l’ex-flic est au bord du vide et attire l’attention de toute la ville, beaucoup de choses se trament et trop de gens semblent s’intéresser à son cas. Les pièces du puzzle vont se révéler peu à peu, au risque de faire tomber beaucoup plus qu’un seul homme… 

Pas inintéressant pendant la première heure malgré une intrigue pas vraiment renversante et des personnages caricaturaux au possible, ce thriller de série B remplit plutôt son contrat jusqu’alors. Mais c’était sans compter sur un dénouement aussi rocambolesque qu’invraisemblable multipliant les scènes et les twists tous moins crédibles les uns que les autres. La dernière demie-heure qui livre progressivement les secrets de la « machination » dont Nick Cassidy a été victime sont aberrantes d’invraisemblance. L’escalade du grotesque ne s’arrête pas là avec le pseudo-casse navrant et surtout cette scène grandiose de ridicule où Nick saute finalement dans le vide – non pas pour se suicider mais pour rattraper le grand vilain méchant qui les avait entubé au départ. Oui, je spoile sans aucun scrupule mais c’est d’intérêt public. Visiteur, si tu me lis, économises 9€50 et deux heures de ton temps en n’allant pas voir cette croûte. Si vraiment tu veux te faire du mal, attends qu’il sorte en Divx (ou DVD si tu aimes la légalité) pour te farcir un dimanche aprèm ce métrage bovin certainement écrit et réalisé par un adolescent de quinze ans qui aura regardé en boucle Phone Game de Joel Schumacher.  

 DOS AU MUR ○
oct
2

[ugc] IDENTITÉ SECRÈTE °

Au premier abord, Identité secrète avait absolument tout pour décrocher dans mon TOP le prix de la daube de l’année… Un héros casse-cou et testostéroneux ressemblant vaguement à un acteur plus connu/doué (Matt Damon pour ne pas le citer) qui conduit une moto surpuissante sans casque et serre les dents pour faire gros-dur, CHECK. Un intérêt amoureux couru d’avance pour une cutie (cheerleader) qui traîne dans le coin. CHECK. Des parents cool mais à cheval sur leurs principes pour le bien du fiston, CHECK.  Une psy-plus-cool-que-d’hab et ange gardien à ses heures perdues, CHECK. Des potos bien lourdingues qui font de la lutte et qui crient fort pour être plus virils, CHECK. Un pote renoi qui arrondit ses fins de mois en trafiquant des fausses ID, check. Des méchants qui marchent bruyamment pour faire peur et qui portent des tatouages très visibles pour ne laisser aucun doute sur leurs intentions, CHECK. Un thème principal électro passe-partout et quelques lourds riffs de guitare pour informer le spectateur que la scène qu’il regarde devient une scène d’action décoiffante, CHECK. Une taupe travaillant à la CIA, CHECK.

Anyway… Après s’être mis une grosse race le week-end précédent, notre héros se voit assigné à résidence (la loose!). Le jeunot est bien embêté vu qu’il doit se coltiner sa voisine peu dégueulasse pour un exposé scolaire. Heureusement, maman est cool, elle l’autorise à fermer la porte de sa chambre. Fiston pourra ainsi tranquillement coucher bosser avec elle. Leur sujet : « les enfants disparus ».

Hasard de l’intrigue – et formidable inventivité scénaristique – il s’avère que notre musclé découvre rapidement qu’il ne serait peut-être pas le fils de ses parents (la magie d’internet!). Fausse-maman confirme d’ailleurs cela sans se faire prier (« oops je suis démasquée ») avant de se faire shooter sous ses yeux, n’ayant ainsi pas le temps de lui raconter le pourquoi-du-comment [ le scénariste ne le savait certainement pas lui-même ]. Le jeune prodige adopté prend alors la fuite au volant d’une BMW à portée de main.

Grâce au training de pôpa, notre héros parviendra à protéger sa nana alors qu’il a la CIA et les soviets à ses trousses (enfin, on sait pas trop qui veut quoi et pourquoi, mais on s’en tape). Orphelin mais héroïque, il sera récupéré par sa super-psy et pourra poursuivre son idylle avec sa nouvelle nana pour qui (je cite!!!) « il n’était pas prêt il y a quatre ans ».

Alors pourquoi le film ne figurera t’il pas en dernière place de mon classement final ? Parce que je me suis tellement moqué que je me suis bien marré au visionnage. Je sais ce n’est pas vraiment valable et objectif comme justification. D’ailleurs ce n’est certainement pas intentionnel (les réal hollywoodiens font rarement preuve de second degré), les ficelles étant tellement grosses, les personnages tellement caricaturaux, les répliques et l’intrigue tellement bateaux et la réalisation tellement formatée, le film devient plutôt drôle, divertissant et presque cohérent (dans son incohérence).

Un film d’action d’une bêtise et d’un manque d’inventivité indéniable, un produit formaté feignant et prétexte autour d’une starlette sculptée, mais un divertissement efficace et involontairement drôle. Identité secrète mérite le prix du « film » le moins ambitieux de l’année.


JOHN SINGLETON | USA | 100 MIN | 28 SEPTEMBRE 2011 | TAYLOR LAUTNER, LILY COLLINS, SIGOURNEY WEAVER
avr
29

[critique] LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE

Par Wilyrah  //  2009  //  3 commentaires

 DENNIS ILIADIS | USA | 100 MIN | 22 AVRIL 2009 | SARA PAXTON, MONICA POTTER, AARON PAUL

Les Collingwood possèdent une maison isolée, sur les berges d’un paisible lac. Leur fille, Mari, et sa copine Paige ne vont pas tarder à se faire enlever par un psychopathe évadé, Krug, sa compagne Sadie, son frère Francis et son fils, Justin. Laissée pour morte, Mari tentera de rejoindre à la nage la demeure familiale, sa dernière chance de survie…

Il y a des films dont on attend beaucoup – à cause du buzz qui les entoure ou encore de la réputation du cinéaste  – et il y en a d’autres dont on n’attend pas grand chose, hormis peut-être réussir à nous divertir l’espace d’une soirée, bien installé dans  son canapé. Le remake du film de Wes Craven (La dernière maison sur la gauche, déjà subversif et dérangeant souffrait malgré tout de moyens limités) semble parfaitement correspondre à cette catégorie lorsque j’en entame le visionnage Très rapidement, la nouvelle version de Dennis Iliadis (cinéaste non-hollywoodien, ceci explique cela!) s’impose comme un film  à la hauteur de l’original, voire meilleur encore, et non pas comme un énième remake commercial, grossier et ultra-prévisible destiné aux boutonneux. Grâce à une mise en scène habile et à une science du cadrage indéniable, Iliadis légitime ce remake, sublimé par une photographie somptueuse, rappelant les tons et le lyrisme du superbe Mean Creek.

Après avoir choisi un autre européen pour revisiter une de ses premières œuvres tournées avec les moyens du bord (La colline a des yeux), Wes Craven, producteur de ce remake, fait encore un choix judicieux avec le grec Dennis Iliadis, ce dernier ayant su respecter l’œuvre originale tout en l’actualisant et en la rendant diablement prenante, tendue, élégante et même teintée d’une certaine poésie macabre.

The Last House on the Left prouve que faire un remake ne signifie pas nécessairement réaliser une version cheap d’un film poussiéreux qu’on destinera à un public abruti nourri au pop-corn et aux clichés horrifico-gore, mais qu’un ravalement de façade élégant et une actualisation plutôt habile du thème principal – rappelant parfois Funny Games US – peuvent offrir une toute nouvelle jeunesse à une œuvre voire même la rendre encore plus captivante. 

 THE LAST HOUSE ON THE LEFT ●●●●
mar
4

[critique] SHUTTER ISLAND *

Par Wilyrah  //  2010, Made in the US, Moyen  //  14 commentaires

shutter

MARTIN SCORSESE | USA | 137 MIN | 24 FÉVRIER 2010 | LEONARDO DICAPRIO, BEN KINGSLEY, MARK RUFFALO

En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ?

Je vais faire grincer pas mal de dents et en faire bondir plus d’un. Martin Scorsese n’est pas, de mon point de vue, le génie du cinéma qu’on nous vend partout. Le réalisateur est certes un grand connaisseur du septième art, il sait s’entourer et n’est pas du tout dénué de talent. Toutefois, je n’ai jamais été transporté par une seule de ses œuvres. Même le multi-oscarisé Les Infiltrés – scandaleux remake de Infernal Affairs – m’a profondément déçu et particulièrement ennuyé. Je ne trouve pas ses films mauvais. Je les trouve seulement plats, mous du genou. La mise en scène de Scorsese manque pour moi de saveur, elle ne transcende pas des histoires pourtant prometteuses et potentiellement passionnantes. Ses acteurs, lors de la dernière décennie, paraissent peu inspirés. Leonardo Di Caprio redevient cet acteur poupin et mou que voient en lui ses détracteurs, alors qu’il est capable de performances exceptionnelles comme dans Revolutionary Road (a.k.a Les Noces Rebelles). Pour résumer, à chaque nouveau film de Martin Scorsese, je me dis que le sujet a de quoi fasciner mais que le résultat est décevant car un peu trop plat, un peu fade, la faute à une mise en scène trop maniérée – dans Shutter Island, Scorsese semble dire au spectateur « t’as vu comme moi aussi je peux faire mon Hitchcock !? »  – ou trop artificielle. Car dans Shutter Island, tout est dans l’excès : le jeu des acteurs, la réalisation, la musique, les décors, les effets.  Scorsese veut nous en mettre plein la tronche. Du coup, on n’y croit pas. Et quand arrivent les vingt dernières minutes – les meilleures – on est presque déjà trop déçu pour vibrer et s’enthousiasmer sur ce twist final. S’il n’est pas dépourvu de talent, Martin Scorsese n’est pas le maestro que tout le monde semble placer sur un piédestal incontestable.

Shutter Island est typique du cinéma du Martin Scorsese du 21ème siècle. La bande-annonce est enthousiasmante voire fascinante. Le film se révèle au final… décevant. Comme d’habitude j’aurais envie de dire. Je ne me ferais plus avoir.

juin
25

[critique] NE LE DIS A PERSONNE ***

Par Wilyrah  //  2008, Made in France, Très bon  //  7 commentaires

Alex et Margot forment un couple heureux et épanoui. Mais un soir, tout bascule lorsque Margot est enlevée et assassinée par un serial killer. Alex, anéanti, se réfugie dans le travail. Mais huit ans plus tard, de nouveaux éléments viennent remettre l’affaire sur le devant de la scène. Et Alex de douter. Margot a-t-elle vraiment été tuée par ce serial killer? Alors qu’il se lance à son tour dans l’enquête, il reçoit un mail étrange…

Un message pour toi…

Son premier film, Mon idole, fut un succès mesuré. Le second fut un véritable coup de cœur pour lequel il se vit remettre le César de meilleur réalisateur en février 2007. Ce film c’est Ne le dis à personne, l’adaptation du roman Tell no one de l’américain Harban Coben.

Margot et Alexandre s’aiment depuis leur tendre jeunesse. Chaque année, pour leur anniversaire, ils retournent au lac où ils se sont connus et aimés adolescents. C’est ce soir là que Margot disparaît avant que son corps soit retrouvé le lendemain, un peu plus loin. Huit ans plus tard, jour pour jour, Alexandre reçoit un e-mail intrigant qui va obliger tout le monde (policiers et proches) à envisager différemment le déroulement de cette funeste soirée.

Le film peine un peu à démarrer. Après une scène d’ouverture superflue mettant en scène un dîner entre amis (que Canet a totalement improvisé et cela se sent), on découvre Alex et Margot (Cluzet et Croze d’une justesse remarquable) se dirigeant vers le plan d’eau pour célébrer leur anniversaire amoureux. On s’attache à ce couple presque réel, tendre et affectueux. Ainsi, on compatie avec Alexandre, déchiré par la perte de son épouse. A ce propos, Cluzet n’en fait jamais trop. Il reste humain, touchant et endeuillé sans jamais tomber dans le larmoyant. Ce courrier électronique va installer le doute chez lui et le déstabiliser lui qui essaie d’aller de l’avant et de faire le deuil de celle qu’il a tant aimé.

La deuxième partie du film marque un changement de rythme – bien géré de bout en bout d’ailleurs. Alors qu’il semble avoir mis le doigt là où cela dérange, il va devenir la cible d’un groupe d’individus qui porte visiblement un intérêt particulier sur ces différents signes de la jeune femme disparue. La deuxième heure du film est très soutenue, la tension ne retombant jamais, et les fils de l’histoire se dénouent progressivement, entraînant le personnage d’Alexandre et le spectateur dans un flot de rebondissements et de révélations que l’on aurait parfois pas suspectés.

La conclusion sera plus qu’à la hauteur et puisera toute sa force dans le jeu nuancé des différents acteurs (avec un épilogue subtil à vous donner quelques frissons d’émotion). Elle sera symbolique des qualités de ce deuxième film de Guillaume Canet. Tout en sobriété et sans dramaturgie excessive, les responsabilités tombent, les masques avec. Et les acteurs offrent à leur réalisateur des prestations de haut niveau, à l’exception peut être de Marina Hands, dont le jeu nunuche et forcé apparaît encore plus flagrant face à des interprétations tout en retenue et en sobriété des autres (François Berléand, André Dussolier ou encore Jean Rochefort…).

Guillaume Canet adapte avec talent le roman de Harban Coben et signe un thriller passionant, qui n’a rien à envier aux productions américaines, à l’ambiance noire et pesante, porté par une mise en scène de qualité et des acteurs quasiment tous aussi bons les uns que les autres. Mention spéciale à François Cluzet qui livre certainement la meilleure performance de sa carrière jusqu’ici.

60810099b60810099b60810099b60810099b120px_Empty_Star

GUILLAUME CANET | FRANCE | 125 MIN | 01 NOVEMBRE 2008 | FRANCOIS CLUZET, M-JOSEE CROZE, ANDRE DUSSOLIER

Le bleu du miroir

Critiques détaillées et/ou avis express sur les derniers films vus en salles, avant-premières ou rattrapages DVD.

Prochaines Critiques

The Sessions de Ben Lewin
Au bout du conte de Agnès Jaoui

Agenda : Sorties Cinéma

15 MAI
Gatsby le Magnifique de Baz Lurhmann

22 MAI 2013
Only god forgives de Nicolas Winding Refn

26 JUIN 2013
Before Midnight de Richard Linklater

Catégories

Archives