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(concours) GAGNEZ DES PLACES POUR ONLY GOD FORGIVES
| NICOLAS WINDING REFN | DRAME | FRA/DAN | 90 MIN | SORTIE CINEMA LE 22 MAI | RYAN GOSLING, KRISTIN SCOTT-THOMAS |
À BANGKOK, JULIAN, QUI A FUI LA JUSTICE AMÉRICAINE, DIRIGE UN CLUB DE BOXE THAÏLANDAISE SERVANT DE COUVERTURE À SON TRAFIC DE DROGUE. SA MÈRE, CHEF D’UNE VASTE ORGANISATION CRIMINELLE, DÉBARQUE DES ETATS-UNIS AFIN DE RAPATRIER LE CORPS DE SON FILS PRÉFÉRÉ, BILLY : LE FRÈRE DE JULIAN VIENT EN EFFET DE SE FAIRE TUER POUR AVOIR SAUVAGEMENT MASSACRÉ UNE JEUNE PROSTITUÉE. IVRE DE RAGE ET DE VENGEANCE, ELLE EXIGE DE JULIAN LA TÊTE DES MEURTRIERS. JULIAN DEVRA ALORS AFFRONTER CHANG, UN ÉTRANGE POLICIER À LA RETRAITE, ADULÉ PAR LES AUTRES FLICS…
SORTIE DU FILM EN SALLES LE 22 MAI 2013
À l’occasion de la sortie en salles du très attendu ONLY GOD FORGIVES, où Ryan Gosling retrouve son acolyte et complice Nicolas Winding Refn après le succès unanime de DRIVE, Le Bleu du Miroir vous offre une chance de remporter des invitations pour deux personnes pour découvrir le film en salles dès sa sortie, grâce à Wild Side Video.
Pour avoir une chance de remporter ce précieux sésame et participer au tirage au sort, envoyez par mail vos coordonnées postales, ainsi que quelques mots sur votre volonté de gagner à ce concours. Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants les plus convaincants. Pour augmenter vos chances, vous pouvez devenir fan de la page Facebook du site.
Attention, vous avez jusqu’au 22 Mai à 23h59 pour participer : contact.lebleudumiroir@gmail.com.
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SORTIE DU FILM EN SALLES LE 22 MAI 2013
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(critique) THE PLACE BEYOND THE PINES
| DEREK CIANFRANCE | DRAMA | USA | 140 MIN | 20 MARS 2013 | RYAN GOSLING, BRADLEY COOPER, EVA MENDES |
CASCADEUR À MOTO, LUKE EST RÉPUTÉ POUR SON SPECTACULAIRE NUMÉRO DU «GLOBE DE LA MORT». QUAND SON SPECTACLE ITINÉRANT REVIENT À SCHENECTADY, DANS L’ÉTAT DE NEW YORK, IL DÉCOUVRE QUE ROMINA, AVEC QUI IL AVAIT EU UNE AVENTURE, VIENT DE DONNER NAISSANCE À SON FILS… POUR SUBVENIR AUX BESOINS DE CEUX QUI SONT DÉSORMAIS SA FAMILLE, LUKE QUITTE LE SPECTACLE ET COMMET UNE SÉRIE DE BRAQUAGES. CHAQUE FOIS, SES TALENTS DE PILOTE HORS PAIR LUI PERMETTENT DE S’ÉCHAPPER. MAIS LUKE VA BIENTÔT CROISER LA ROUTE D’UN POLICIER AMBITIEUX, AVERY CROSS, DÉCIDÉ À S’ÉLEVER RAPIDEMENT DANS SA HIÉRARCHIE GANGRENÉE PAR LA CORRUPTION. QUINZE ANS PLUS TARD, LE FILS DE LUKE ET CELUI D’AVERY SE RETROUVENT FACE À FACE, HANTÉS PAR UN PASSÉ MYSTÉRIEUX DONT ILS SONT LOIN DE TOUT SAVOIR… Son premier film, Blue Valentine, était sorti de façon plutôt anonyme dans l’hexagone alors qu’il avait rencontré un certain succès public et critique aux Etats-Unis. Bien qu’inégal et inaboutti, le long métrage bénéficiait de très belles qualités et d’une portée dramatique vraiment intéressante. Ce drama romantique a vu naître une complicité cinématographique entre le cinéaste Derek Cianfrance et son acteur, Ryan Gosling. Ce mercredi sort la seconde collaboration des deux hommes. Souffre t’elle des mêmes symptômes que la première réalisation de Cianfrance ? La réponse à cette question est plutôt positive. En effet, si l’on retrouve à nouveau de très belles qualités (réalisation, mise en scène et direction artistique soignées), on regrette aussi certains défauts évidents qui empêchent l’adhésion totale.
The place beyond the pines est maladroitement coupé en deux, voire en trois, de façon bien trop évidente et gênante. Le problème ne semble pas venir du procédé (qui se défend) mais du manque d’ampleur des second et troisième segments. Si la première heure est vraiment prenante, axée sur le personnage d’un Ryan Gosling à la présence de nouveau magnétique et charismatique, la seconde heure est beaucoup plus poussive car manquant singulièrement de relief. Est-ce la faute du scénariste, du réalisateur ou de l’acteur campant le personnage du flic ? Les trois, à priori. Certes l’interprétation de Bradley Cooper n’aide pas à épaissir un personnage plutôt fade. Ceci dit, son arc scénaristique parait bien moins travaillé et étoffé que ceux qui le précèdent. Ainsi l’intrigue autour du policier puis de son fils peine à susciter l’intérêt ou la surprise. Les deux jeunes acteurs (campant les deux adolescents) sont d’ailleurs peu convaincants, au contraire d’Eva Mendes, qui se révèle être la bonne surprise du film. Outre le sentiment de déception que laisse The Place Beyond the Pines, retenons toutefois de belles qualités qui peuvent motiver le déplacement et le visionnage, notamment une première heure très réussie portée par un Ryan Gosling charismatique et une Eva Mendes très juste et touchante.
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(critiques) GANGSTER SQUAD, HAPPINESS THERAPY, GAMBIT
| GANGSTER SQUAD ●● |
Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen. Particulièrement remanié après la tuerie d’Aurora qui avait fait plier la Warner et avait forcé Ruben Fleischer à retourner une séquence-clé où avait lieu une fusillade dans une salle de cinéma, Gangster Squad sort enfin après avoir été repoussé de plusieurs mois. L’attente était là, avec le réalisateur du jouissif Zombieland aux manettes et avec un casting trois étoiles. Toutefois, les premières bandes-annonces ainsi que ce remaniement imposé avait de quoi refroidir les attentes et les revoir à la baisse. Au final, Gangster squad est un divertissement efficace, léché et bien calibré. Toutefois, il ne suscite pas l’enthousiasme que nous pouvions espérer à l’époque du tournage (le premier, pas le second hein). Les deux personnages principaux sont campés par les agaçants Sean Penn – qui surjoue toujours aussi outrageusement – et Josh Brolin, ne laissant que des restes aux appréciables Ryan Gosling, Emma Stone, Nick Nolte ou encore Giovanni Ribisi. Pour autant, on ne voit pas le film passer et on s’ennuie moins que devant Les Incorruptibles, ce qui est déjà pas mal.
| RUBEN FLEISCHER | FILM DE GANGSTERS | USA | 113 MIN | 6 FEV. 2013 | JOSH BROLIN, RYAN GOSLING, EMMA STONE |
| HAPPINESS THERAPY ● |
Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives. David O’Russell avait reçu quelques louanges pour son The Fighter qui avait enfin consacré Christian Bale d’un Oscar. En pleine confiance, il enchaîne donc avec une comédie romantique un brin hystérique mais plutôt charmante portée par Bradley Cooper et Jennifer Lawrence. Multi-nominés aux prochains Oscars, on pouvait s’attendre à un film de qualité, drôle et attachant à vous faire fondre le coeur. Malheureusement, Happiness Therapy n’est qu’une amusante romcom-bittersweet plutôt longuette qui n’est sauvée que par quelques scènes et le charme toujours intact de la belle Jennifer Lawrence.
| DAVID O’RUSSELL | COMEDIE, ROMANCE | USA | 122 MIN | 30 JAN. 2013 | BRADLEY COOPER, JENNIFER LAWRENCE, R. DE NIRO |
| GAMBIT ° |
Pour voler Lionel Shabandar, l’un des hommes les plus riches d’Angleterre, Harry Deane monte une arnaque minutieusement pensée avec l’aide de son complice. Il espère lui vendre un faux Monet. Pour la réussite de son plan, il a besoin d’une reine du rodéo excentrique et imprévisible tout droit venue du Texas, qui doit prétendre que son grand-père a dérobé le tableau à la fin de la Seconde Guerre mondiale… Remake de Gambit, sorti dans les années 30, le film de Michael Hoffman est la preuve – s’il en fallait une – que l’inspiration est de plus en plus aux abonnés absents de l’autre côté de l’atlantique, autant que dans notre cher pays. Navrante réécriture signée par les Frères Coen, Gambit est en effet l’histoire d’une arnaque. Une arnaque à l’américaine. Passez votre chemin, il n’y a VRAIMENT rien à voir.
| MICHAEL HOFFMAN | COMEDIE | USA | 90 MIN | 6 FEV. 2013 | COLIN FIRTH, CAMERON DIAZ, ALAN RICKMAN |
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L’ACTRICE DU MOIS : EMMA STONE – JUILLET 2012
A l’affiche ce mois-ci du reboot de la saga de l’homme-araignée, The Amazing Spiderman de Marc Webb, l’actrice Emma Stone s’est d’abord distinguée dans des rôles comiques tels que Supergrave, Easy A ou encore Zombieland – dans lequel il était difficile de ne pas tomber amoureux.
L’année 2011 lui a permis de confirmer avec Crazy, Stupid, Love aux côtés de Ryan Gosling et La couleur des sentiments, drama nominé aux Oscars, ainsi qu’une apparition dans Friends with Benefits en girlfriend déjantée de Justin Timberlake. 2012 semble être son année puisqu’après le rôle de Gwen Stacy qui devrait lui offrir une notoriété internationale, elle retrouvera Ryan Gosling et le réalisateur Ruben Fleischer (Zombieland) dans Gangster Squad.
Elle était d’ailleurs à Paris le 21 Juin pour l’avant-première gala de The Amazing Spider-man, aux côtés de son compagnon Andrew Garfield. Le Bleu du Miroir y était, vous pouvez découvrir les photos du tapis-rouge sur la Page Facebook du site. Elle est également L’Actrice du Mois sur Cinerama.
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[actu] UNE SUITE POUR DRIVE ?
| NICOLAS WINDING REFN | USA | 99 MIN | 8 FÉV. 2012 EN DVD/BR | RYAN GOSLING, CAREY MULLIGAN, BRYAN CRANSTON |
La nouvelle est tombée ce week-end. Les producteurs de la bombe Drive souhaiteraient mettre en route une suite qui serait adaptée du second roman de James Sallis – qui se déroule sept ans après les faits du premier opus. Certains fans pourraient s’enthousiasmer de cette nouvelle mais de mon côté ce serait plutôt avec une crainte immense que je vais guetter l’éventuel démenti. En effet, si Nicolas Winding Refn et Ryan Gosling avaient frappé un grand coup avec cette adaptation ultra-stylisée, envoûtante et addictive, renouveler ce tour de force paraît plus complexe et incertain. Malheureusement l’appât du gain l’emporte bien souvent devant la raison et si les producteurs se montrent coriaces, la suite pourrait avoir lieu – avec ou sans NWR aux manettes. Cette info me laisse donc très perplexe. Qu’en pensez-vous ?
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[actu] LES SNOBÉS DES OSCARS
Si on peut désormais s’interroger sur le palmarès de la 84ème édition des Academy Awards, la liste des nominés tombées le mois dernier nous avait déjà tous laissés plutôt sceptiques. Découvrez cette vidéo hommage éloquente qui ne manque pas de mettre en avant les oublis majeurs des nominations des Oscars 2012.
A quelques exceptions près, on se rend véritablement compte que les snobés de 2012 sont plus flagrants que jamais. On pensera notamment à Drive (qui aurait dû concourir pour Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleure Photographie et Meilleur Acteur au moins), à Warrior, à Michael Fassbender, à Michael Shannon, à Leonardo DiCaprio, à David Fincher etTrent Reznor notamment. Qu’en pensez-vous ?
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[actu] DRIVE SORT AUJOURD’HUI EN DVD-BLU-RAY
A l’occasion de la sortie en DVD/BluRay de Drive, (re)découvrez la critique du film de l’année rédigée à l’occasion de l’avant-première parisienne en présence de Nicolas Winding Refn. Récompensé à Cannes par le Prix de la Mise en Scène, le film a réalisé 1,5 Millions d’entrées en France. Vous pourez donc vous procurer votre exemplaire dès aujourd’hui. Le mien (coffret prestige FNAC) est déjà déballé.
| NICOLAS WINDING REFN | USA | 99 MIN | 8 FÉV. 2012 EN DVD/BR | RYAN GOSLING, CAREY MULLIGAN, BRYAN CRANSTON |
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[ciné] TOP CINEMA 2011
L’année 2011 se termine, voici l’heure des bilans. Voici mon classement et ma sélection des meilleurs films de 2011, avec les coups de coeurs, les incontournables, les grosses déceptions et les croûtes de l’année. Une année durant laquelle certains acteurs montants figuraient dans tous les bons coups (Carey Mulligan ou Ryan Gosling pour ne citer qu’eux), une année où Dany Boose s’est fait rafler la première place du box-office par un noir et un handicapé, une année qui devrait consacrer l’un des meilleurs acteurs du moment (soit Gosling, soit Fassbender, enfin, ce serait mérité), une année où les solitaires ont eu leur part du gâteau (en tout cas dans mon top), mais aussi une année riche en grosses déceptions et en contradictions. Bonne fin d’année à tous, bonnes fêtes et à l’année prochaine avec un programme que l’on souhaite aussi riche avec de belles promesses (La Taupe, Perfect Sense, Tyrannosaur) et de grosses attentes avec les nouveaux Fincher, Mendes, Burton, Nolan, Meirelles, Luhrmann.



Cliquez sur l’affiche pour la critique complète.
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[critique] LES MARCHES DU POUVOIR **
Qui de mieux placé à Hollywood pour mettre en forme un thriller politique sophistiqué suivant un jeune idéaliste et un candidat aux primaires démocrates pour se présenter aux présidentielles ? George What Else Clooney semble être l’homme de la situation. Malheureusement, son film est certes intelligent et ambitieux mais il manque un peu de chair et reste malgré les intentions de son auteur une oeuvre trop sage et politiquement correcte. L’acteur-réalisateur tente de mettre en avant les compromis inévitables auxquels on s’expose si l’on souhaite remporter la bataille des élections et être élu. Son casting est absolument impeccable (R. Gosling, P. Seymour Hoffman, P. Giamatti, E. Rachel Wood) et permet de donner davantage de corps à ce film qui en manque un peu. En effet, Les marches du pouvoir ne décolle jamais véritablement, le spectateur attendant en vain un climax qui n’arrive pas. En dépit d’une réalisation élégante et d’une affiche brillamment réussie, le film déçoit à cause de son intrigue prévisible, de son rythme plutôt plat et d’une ambitieuse allégorie sur la loyauté, la morale et l’ambition finalement assez convenue.
Comme pour une campagne politique, le dernier film de George Clooney est plutôt plaisant dans les intentions mais s’avère au final plutôt décevant lorsque l’on réalise progressivement que celui-ci ne tiendra pas ses promesses d’un grand thriller politique.
| GEORGE CLOONEY | USA | 98 MIN | 26 OCTOBRE 2011 | RYAN GOSLING, G. CLOONEY, P. SEYMOUR HOFFMAN |
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[critique] CRAZY, STUPID, LOVE
| J. REQUA & G. FICARRA | USA | 118 MIN | 14 SEPT. 2011 | STEVE CARELL, RYAN GOSLING, JULIANNE MOORE, EMMA STONE |
Leur première comédie, I love you Phillip Morris avec Ewan McGregor et Jim Carrey, avait déjà été une bonne surprise. John Requa et Glenn Ficcara reviennent sur les écrans avec une nouvelle comédie chorale soignée, elle aussi portée par de très bons acteurs. Crazy Stupid Love suit les déboires sentimentaux de plusieurs personnages (le fraîchement divorcé, la babysitter amoureuse du papa, la jeune femme sérieuse, le pré-ado amoureux de sa babysitter…) Si le pitch n’est pas particulièrement novateur, la comédie du tandem de réal est diablement efficace.
On rit beaucoup la première heure. La confrontation entre le loser quarantenaire Steve Carrel et le tombeur Ryan Gosling – plus séduisant que jamais – est un régal ! Coaching, shopping, relooking, apprentissage des techniques de drague et premiers rencards, chaque scène déclenche le rire. De son côté, Julianne Moore essaie d’aller de l’avant – mais en a t’elle vraiment envie ? – en tant que mère divorcée. Emma Stone, qui croyait avoir une vie bien tracée avec un couple impeccable et un avenir professionnel prometteur, va vite déchanter au plus grand bonheur du spectateur qui va pouvoir profiter du pouvoir comique de la craquante actrice américaine.
La deuxième heure peut paraître plus convenue et laisse davantage la place au sentiment, parfois avec subtilité (appel nocturne du jardin, discussions entre Jacob & Hannah), parfois plutôt malvenu (speech sur l’amour à la remise de diplôme, plus ricain tu meurs!). Mais c’est pour mieux nous surprendre lors d’une séquence de réunion assez dantesque.
Dotée d’un casting trois étoiles qui contribue grandement à sa réussite et à son charme, Crazy, Stupid, Love est la comédie sentimentale (aka « romcom ») de la rentrée, idéale pour se changer les idées seul ou entre amis sans pour autant s’abrutir devant des gags potaches ou scatos (suivez mon regard).
| CRAZY, STUPID, LOVE ●● |
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[critique] DRIVE

| NICOLAS WINDING REFN | USA | 100 MIN | 5 OCTOBRE 2011 | RYAN GOSLING, CAREY MULLIGAN, BRYAN CRANSTON |
« It’s called Drive. There’s Ryan Gosling. There’s action. There’s romance. There’s car chases. There’s french pop music. It’s only 99 minutes. I hope you’ll enjoy it, thank you. » Voilà les mots par lesquels Nicolas Winding Refn nous présente son dernier film projeté en avant-première aux Halles hier soir. Très applaudi, le timide réalisateur danois, récompensé à Cannes par le Prix de la mise en scène (ô combien mérité tant Drive est un bijou d’élégance) ne sera pas resté longtemps pour introduire son métrage. Mais on lui pardonne aisément dès les premières secondes tant son film transpire la classe.

On est immergé immédiatement dans l’ambiance aux premières notes d’une BO electro-pop 80s réjouissante (Kavinsky, College, Chromatics notamment) et les premières images d’un L-A sublimé par la photographie ultra-léchée de Newton Thomas Sigel. Chaque plan est une petite perle. Plébiscité par la critique et forcément très attendu, Drive est à la hauteur de sa réputation déjà très solide. Malgré une trame plutôt classique, la magie opère rapidement et le spectateur, suspendu à chaque séquence et chaque image, sent la tension monter progressivement au fil du film. La mise en scène sublime de NWR l’esthète est d’une maîtrise inouïe. Chaque plan est soigné, chaque séquence parfaitement orchestrée tant dans le rythme, le montage, que l’alliance entre musique et images ou le travail sur les couleurs.

L’interprète principal, le génial Ryan Gosling, est fascinant dans le rôle de ce cascadeur solitaire, réservé et parfois quasi-mutique – personnage comme les aime NWR – mais aussi attachant qu’imprévisible et inquiétant. Le jeu du comédien est tellement évocateur que les mots lui sont dispensables, un regard tendre (ou tourmenté) ou un sourire discret suffisent dans certaines scènes. Carey Mulligan, sa partenaire à l’écran décidément dans tous les bons films cette année, avec qui la symbiose opère magnifiquement, n’est pas en reste. L’alchimie entre les deux acteurs est évidente et apporte beaucoup à cette romance atypique et avortée. Ce jeune et séduisant tandem est également remarquablement bien accompagné avec des seconds rôles à faire fantasmer bon nombre de cinéastes indépendants : Bryan Cranston (aka Walter White dans Breaking Bad), Ron Perlman ou encore Christina Hendricks, pour ne citer qu’eux. Une quasi-perfection sur tous les niveaux qui permet au spectateur de passer les meilleures cent minutes cinématographiques de l’année et dès la sortie de la salle, on aurait presque déjà envie d’y retourner. Malheureusement pour cela, il faudra attendre début Octobre.
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Drive est une expérience sensorielle et existentielle, une série B rétro ultra-stylisée sublimée par la mise en scène remarquable de Nicolas Winding Refn et la photographie exceptionnelle de Newton Thomas Sigel. Porté par un Ryan Gosling campant un Driver iconique, intense et imprévisible, Drive est une réussite insolente du genre dont on ne lasse pas même après plusieurs visionnages.
| DRIVE ●●●● |
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[critique] BLUE VALENTINE ***

Un couple tente de sauver son mariage après 6 ans de vie commune. Ils se souviennent l’un après l’autre de ces moments magiques comme pour tenter de les faire renaître mais ne font au contraire que mesurer la faille qui existe désormais entre eux et ce joyeux passé.
Toujours attendu de ce côté de l’atlantique, Blue Valentine de Derek Cianfrance est précédé d’une bonne réputation depuis le Festival de Cannes. On le cite souvent – à tort – comme le penchant indé et pessimiste de (500) days of Summer. Multi-nominé aux Golden Globes, il fut moins représenté aux Oscars – qui accumulent les choix illégitimes – mais a eu une carrière plus qu’honorable aux Etats-Unis, ayant conquis à la fois le public et la critique.
L’ayant patiemment attendu depuis plusieurs mois, sa sortie française ayant été plusieurs fois reportée, j’ai finalement craqué et ai contourné le problème pour pouvoir enfin visionner ce joli petit film réunissant l’irrésistible Ryan Gosling et l’actrice montante Michelle Williams. Blue Valentine combine plutôt astucieusement flash-backs et instants présents, moments de bonheur léger et scènes plus douloureuses, pour nous raconter la romance disloquée et déchirante de Dean et Cindy qui ne parviendront pas à sauver leur mariage malgré la bonne volonté de l’un comme de l’autre (enfin, surtout de l’un!).
Leur rencontre est aussi douce, touchante et charmante que leur rupture sera amère et difficile. La complicité et la symbiose des deux acteurs paraissent tellement naturelles qu’elles nous donnent quasiment l’impression d’assister à cette histoire qui se terminera dans un feu d’artifice – au sens propre et non figuré – amenant un générique final juste sublime dont on en ressort plutôt émerveillé, triste et nostalgique, bien qu’un peu frustré après avoir vu un film qui, débarrassé de quelques faiblesses scénaristiques ou de mise en scène, aurait pu être grandiose.
Blue Valentine, tragédie romantique et charnelle, où le spectateur ressent avec énormément d’empathie tant la légèreté du sentiment amoureux que la douleur déchirante et intime d’une histoire qui va dans le mur. Un film de cœurs brisés bouleversant, que le réalisateur réussit à rendre presque universel pour ce qui ressemble assez au pendant américain de Ça commence par la fin.
| DEREK CIANFRANCE | USA | 114 MIN | 15 JUIN 2011 | RYAN GOSLING, MICHELLE WILLIAMS |
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