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avr
22

(critique) LES CROODS

Par Wilyrah  //  2013, Bon, Made in the US  //  6 commentaires
CHRIS SANDERS | ANIMATION | USA | 92 MIN | 10 AVRIL 2013 | avec les voix de EMMA STONE, NICOLAS CAGE

LORSQUE LA CAVERNE OÙ ILS VIVENT DEPUIS TOUJOURS EST DÉTRUITE ET LEUR UNIVERS FAMILIER RÉDUIT EN MIETTES, LES CROODS SE RETROUVENT OBLIGÉS D’ENTREPRENDRE LEUR PREMIER GRAND VOYAGE EN FAMILLE. ENTRE CONFLITS GÉNÉRATIONNELS ET BOULEVERSEMENTS SISMIQUES, ILS VONT DÉCOUVRIR UN NOUVEAU MONDE FASCINANT, REMPLI DE CRÉATURES FANTASTIQUES, ET UN FUTUR AU-DELÀ DE TOUT CE QU’ILS AVAIENT IMAGINÉ. Après Dragons et Lilo & Stitch, le réalisateur Chris Sanders (qui avait fait ses armes chez Disney en signant les scénarios de Mulan, Le Roi Lion, Aladdin ou encore La Belle et la Bête, rien que ça) signe un nouveau long-métrage d’animation réussi avec Les Croods. Jusqu’alors, les créations Dreamworks n’avaient que rarement été des succès, restant dans l’ombre de la grosse et brillante machine Pixar. Toutefois, la filiale de Disney semble s’essouffler dernièrement s’enfermant dans des suites sans imagination (Cars 2…) ou des nouveautés peu enthousiasmantes (Rebelle) et ce film pourrait bien permettre à son concurrent de s’engouffrer dans la brèche. De son côté, la franchise L’âge de glace est définitivement passée du mauvais côté (le dernier volet signant sa mort artistique au profit de la stratégie économique). The Croods c’est tout ce que Rebelle et L’âge de glace 4 n’ont pas réussi : un personnage féminin au caractère aventureux et bien trempé, un récit écolo-historique attachant et irrésistiblement drôle et des petites bestioles bien délirantes. 

fév
6

(critiques) GANGSTER SQUAD, HAPPINESS THERAPY, GAMBIT

 GANGSTER SQUAD ●●

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen. Particulièrement remanié après la tuerie d’Aurora qui avait fait plier la Warner et avait forcé Ruben Fleischer à retourner une séquence-clé où avait lieu une fusillade dans une salle de cinéma, Gangster Squad sort enfin après avoir été repoussé de plusieurs mois. L’attente était là, avec le réalisateur du jouissif Zombieland aux manettes et avec un casting trois étoiles. Toutefois, les premières bandes-annonces ainsi que ce remaniement imposé avait de quoi refroidir les attentes et les revoir à la baisse. Au final, Gangster squad est un divertissement efficace, léché et bien calibré. Toutefois, il ne suscite pas l’enthousiasme que nous pouvions espérer à l’époque du tournage (le premier, pas le second hein). Les deux personnages principaux sont campés par les agaçants Sean Penn – qui surjoue toujours aussi outrageusement – et Josh Brolin, ne laissant que des restes aux appréciables Ryan Gosling, Emma Stone, Nick Nolte ou encore Giovanni Ribisi. Pour autant, on ne voit pas le film passer et on s’ennuie moins que devant Les Incorruptibles, ce qui est déjà pas mal. 

RUBEN FLEISCHER | FILM DE GANGSTERS | USA | 113 MIN | 6 FEV. 2013 | JOSH BROLIN, RYAN GOSLING, EMMA STONE

 

 

 

  HAPPINESS THERAPY ●

Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives. David O’Russell avait reçu quelques louanges pour son The Fighter qui avait enfin consacré Christian Bale d’un Oscar. En pleine confiance, il enchaîne donc avec une comédie romantique un brin hystérique mais plutôt charmante portée par Bradley Cooper et Jennifer Lawrence. Multi-nominés aux prochains Oscars, on pouvait s’attendre à un film de qualité, drôle et attachant à vous faire fondre le coeur. Malheureusement, Happiness Therapy n’est qu’une amusante romcom-bittersweet plutôt longuette qui n’est sauvée que par quelques scènes et le charme toujours intact de la belle Jennifer Lawrence. 

DAVID O’RUSSELL | COMEDIE, ROMANCE | USA | 122 MIN | 30 JAN. 2013 | BRADLEY COOPER, JENNIFER LAWRENCE, R. DE NIRO

 

 

 

 GAMBIT °

Pour voler Lionel Shabandar, l’un des hommes les plus riches d’Angleterre, Harry Deane monte une arnaque minutieusement pensée avec l’aide de son complice. Il espère lui vendre un faux Monet. Pour la réussite de son plan, il a besoin d’une reine du rodéo excentrique et imprévisible tout droit venue du Texas, qui doit prétendre que son grand-père a dérobé le tableau à la fin de la Seconde Guerre mondiale… Remake de Gambit, sorti dans les années 30, le film de Michael Hoffman est la preuve – s’il en fallait une – que l’inspiration est de plus en plus aux abonnés absents de l’autre côté de l’atlantique, autant que dans notre cher pays. Navrante réécriture signée par les Frères Coen, Gambit est en effet l’histoire d’une arnaque. Une arnaque à l’américaine. Passez votre chemin, il n’y a VRAIMENT rien à voir. 

MICHAEL HOFFMAN | COMEDIE | USA | 90 MIN | 6 FEV. 2013 | COLIN FIRTH, CAMERON DIAZ, ALAN RICKMAN

 

juil
4

[critique] THE AMAZING SPIDER-MAN

Par Wilyrah  //  2012, Assez bon, Made in the US  //  12 commentaires

MARC WEBB | USA | 137 MIN | 4 JUILLET 2012 | ANDREW GARFIELD, EMMA STONE, RHYS IFANS

Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin…

Pas spécialement amateur des aventures de Peter Parker lors de la trilogie de Sam Raimi – même si le deuxième opus était plutôt réussi – je me suis rendu en salles afin de découvrir le reboot de la saga Spiderman orchestré par Sony et promu en grandes pompes lors de ces dernières semaines. Il y avait eu l’avant-première où le distributeur avait les petits plats dans les grands avec un nouveau réalisateur (Marc Webb, dont le premier film (500) jours ensemble valait le détour) et un tout nouveau casting : l’excellent Andrew Garfield (que l’on avait découvert dans le formidable Boy A puis Never Let Me Go) campant le héros Spidey/Parker, la délicieuse Emma Stone en girlfriend de Parker et enfin Rhys Ifans en savant-méchant du film. Je n’avais pas voulu casser la tirelire pour cela, mon intérêt étant assez limité et à chercher de ce côté là.

J’ai donc découvert ce reboot dès sa sortie en projection 3D et le résultat est mitigé. Les effets spéciaux sont plutôt bons et la 3d assez efficace. L’intrigue en revanche est plus paresseuse et sans surprise. Au final, l’intérêt se trouve plutôt dans ses personnages et les liens qu’il parvient à tisser entre eux (Peter, sa famille, Gwen, le savant…). Marc Webb est un bon faiseur mais il reste un peu trop bon élève en respectant à la lettre le cahier des charges et ne renouvelle pas vraiment l’univers – pas de gros coup de frais : Raimi/Webb, peu de différences. Seul le personnage de Peter Parker gagne en profondeur. Moins infaillible, moins propret, plus sarcastique, Andrew Garfield donne une épaisseur que Tobey Maguire n’avait jamais su apporter au super-héros adolescent. Emma Stone de son côté joue son rôle parfaitement. Drôle, attachante, craquante, elle fait rapidement oublier la pénible Mary-Jane de K. Dunst. Rhys Ifans en revanche a un peu de mal à de dépêtrer d’un rôle sans grande imagination.

Ce reboot de la saga de l’homme-araignée n’a pas de grand intérêt si ce n’est son casting. Efficace, drôle et divertissant, The Amazing Spider-Man reste tout de même assez prévisible. La seule valeur ajoutée se trouve dans son nouveau tandem, plus talentueux et plus attachant.  

 THE AMAZING SPIDER-MAN ●
juil
2

L’ACTRICE DU MOIS : EMMA STONE – JUILLET 2012

Par Wilyrah  //  2012, Acteur/Actrice  //  1 commentaire

A l’affiche ce mois-ci du reboot de la saga de l’homme-araignée, The Amazing Spiderman de Marc Webb, l’actrice Emma Stone s’est d’abord distinguée dans des rôles comiques tels que Supergrave, Easy A ou encore Zombieland – dans lequel il était difficile de ne pas tomber amoureux.

L’année 2011 lui a permis de confirmer avec Crazy, Stupid, Love aux côtés de Ryan Gosling et La couleur des sentiments, drama nominé aux Oscars, ainsi qu’une apparition dans Friends with Benefits en girlfriend déjantée de Justin Timberlake. 2012 semble être son année puisqu’après le rôle de Gwen Stacy qui devrait lui offrir une notoriété internationale, elle retrouvera Ryan Gosling et le réalisateur Ruben Fleischer (Zombieland) dans Gangster Squad.  

Elle était d’ailleurs à Paris le 21 Juin pour l’avant-première gala de The Amazing Spider-man, aux côtés de son compagnon Andrew Garfield. Le Bleu du Miroir y était, vous pouvez découvrir les photos du tapis-rouge sur la Page Facebook du site. Elle est également L’Actrice du Mois sur Cinerama

déc
24

[ciné] TOP CINEMA 2011

Par Wilyrah  //  2011, Tops  //  59 commentaires

 

L’année 2011 se termine, voici l’heure des bilans. Voici mon classement et ma sélection des meilleurs films de 2011, avec les coups de coeurs, les incontournables, les grosses déceptions et les croûtes de l’année. Une année durant laquelle certains acteurs montants figuraient dans tous les bons coups (Carey Mulligan ou Ryan Gosling pour ne citer qu’eux), une année où Dany Boose s’est fait rafler la première place du box-office par un noir et un handicapé, une année qui devrait consacrer l’un des meilleurs acteurs du moment (soit Gosling, soit Fassbender, enfin, ce serait mérité), une année où les solitaires ont eu leur part du gâteau (en tout cas dans mon top), mais aussi une année riche en grosses déceptions et en contradictions. Bonne fin d’année à tous, bonnes fêtes et à l’année prochaine avec un programme que l’on souhaite aussi riche avec de belles promesses (La Taupe, Perfect Sense, Tyrannosaur) et de grosses attentes avec les nouveaux Fincher, Mendes, Burton, Nolan, Meirelles, Luhrmann.

 

 

 

 

 

   

    

   

   

   

   

     

   

   

   

   

    

    

    

  

   

   

  

   

   

   

     

   

   

   

    

    

 

Cliquez sur l’affiche pour la critique complète.

Liste des films visionnés et classement complet.

oct
13

[avp] THE HELP – LA COULEUR DES SENTIMENTS **

Succès littéraire phénoménal aux Etats-Unis, le best-seller The Help (La couleur des sentiments) a été rapidement adapté . Projeté en ouverture du prestigieux festival de Deauville cet été, le film de Tate Taylor a été chaleureusement accueilli par le public et la critique.

The Help, adapté par la romancière elle-même et son ami d’enfance Tate Taylor, se déroule dans le Mississippi à Jacksonville où la ségrégation raciale est importante (une servante de couleur n’est pas autorisée à aller au WC dans les sanitaires familiaux!). La jeune Skeeter – interprétée avec justesse par la craquante Emma Stone – désire devenir journaliste ou écrivaine. La jeune femme, indépendante et déterminée, va décider de pointer du doigt ce traitement cruel et insensé envers les bonnes à tout faire qui ont un rôle essentiel dans bon nombre de foyers huppés, qui élèvent les enfants de ses familles bourgeoises, les nourrissent, les éduquent et leur font la toilette mais n’obtiennent pas le respect et la considération qu’elles méritent.

En s’intéressant au racisme dans les années 60, on pouvait craindre une énième dénonciation consensuelle, le sujet ayant été déjà souvent exploré au cinéma auparavant. Mais cette production (Disney!) vaut le détour car elle raconte avant tout une aventure humaine, une histoire d’amitié insolite (pour l’époque) entre deux bonnes et la jeune Skeeter liées par le projet secret – et risqué – d’écrire un bouquin dénonçant le sort des femmes de leur condition et faire changer les mœurs intolérables de l’époque. Le casting, très bon – à l’exception de l’éternelle pistonnée Bryce Dallas Howard – et la discrète et délicate partition de Thomas Newman évitent de tomber dans le mélo larmoyant ou le ton moralisateur typiquement hollywoodien. Et même si le film n’est pas indemne de tout reproche – il n’évite pas certaines caricatures – et que sa réalisation reste plutôt classique mais efficace, ce film familial a suffisamment de panache et de personnalité pour remporter l’adhésion du spectateur.

Adapté du best-seller de Kathryn Stockett, La couleur des sentiments sera un des films à voir de cette fin d’année 2011 (sortie prévue le 26 Octobre). Porté par un casting de qualité, ce film dénonçant la ségrégation envers les domestiques de couleur dans les années 60 aux Etats-Unis devrait être un prétendant solide aux prochains Oscars.


TATE TAYLOR | USA | 146 MIN | 26 OCTOBRE 2011 | EMMA STONE, VIOLA DAVIS, BRYCE DALLAS HOWARD
sept
14

[critique] CRAZY, STUPID, LOVE

Par Wilyrah  //  2011, Bon, Made in the US  //  11 commentaires

J. REQUA & G. FICARRA | USA | 118 MIN | 14 SEPT. 2011 | STEVE CARELL, RYAN GOSLING, JULIANNE MOORE, EMMA STONE

Leur première comédie, I love you Phillip Morris avec Ewan McGregor et Jim Carrey, avait déjà été une bonne surprise. John Requa et Glenn Ficcara reviennent sur les écrans avec une nouvelle comédie chorale soignée, elle aussi portée par de très bons acteurs. Crazy Stupid Love suit les déboires sentimentaux de plusieurs personnages (le fraîchement divorcé, la babysitter amoureuse du papa, la jeune femme sérieuse, le pré-ado amoureux de sa babysitter…) Si le pitch n’est pas particulièrement novateur, la comédie du tandem de réal est diablement efficace.

On rit beaucoup la première heure. La confrontation entre le loser quarantenaire Steve Carrel et le tombeur Ryan Gosling – plus séduisant que jamais – est un régal ! Coaching, shopping, relooking, apprentissage des techniques de drague et premiers rencards, chaque scène déclenche le rire. De son côté, Julianne Moore essaie d’aller de l’avant – mais en a t’elle vraiment envie ? – en tant que mère divorcée. Emma Stone, qui croyait avoir une vie bien tracée avec un couple impeccable et un avenir professionnel prometteur, va vite déchanter au plus grand bonheur du spectateur qui va pouvoir profiter du pouvoir comique de la craquante actrice américaine.

La deuxième heure peut paraître plus convenue et laisse davantage la place au sentiment, parfois avec subtilité (appel nocturne du jardin, discussions entre Jacob & Hannah), parfois plutôt malvenu (speech sur l’amour à la remise de diplôme, plus ricain tu meurs!). Mais c’est pour mieux nous surprendre lors d’une séquence de réunion assez dantesque.

Dotée d’un casting trois étoiles qui contribue grandement à sa réussite et à son charme, Crazy, Stupid, Love est la comédie sentimentale (aka « romcom ») de la rentrée, idéale pour se changer les idées seul ou entre amis sans pour autant s’abrutir devant des gags potaches ou scatos (suivez mon regard).

 CRAZY, STUPID, LOVE ●●
sept
13

[ugc] FRIENDS WITH BENEFITS *

Par Wilyrah  //  2011, Made in the US, Moyen  //  5 commentaires

Après un Easy A savoureusement surprenant, Will Gluck enchaîne les sorties avec cette romcom surfant sur le filon des sex-friends. Quoi de différent avec le film portant le même nom ? La présence agaçante de Portman en moins, celles de Patricia Clarkson et Richard Jenkins en plus et quelques scènes sympathiques. Malheureusement ça reste du fast-ciné. Rapidement préparé, rapidement englouti, rapidement digéré.


WILL GLUCK | USA | 109 MIN | 7 SEPTEMBRE 2011 | JUSTIN TIMBERLAKE, MIKA KUNIS, EMMA STONE
fév
24

[exclu] EASY A

Par Wilyrah  //  2011, Bon, Coup de cœur, Made in the US  //  3 commentaires

Prévu pour le courant de l’année 2011 et déjà sorti aux States, Easy A raconte l’histoire de la jeune Olive qui, après un petit mensonge sur la perte de sa virginité, voit sa vie prendre un parallèle avec le personnage d’Hester Prynne (du roman La Lettre Ecarlate qu’elle étudie justement à l’école). Elle décide cependant de faire tourner les rumeurs à son avantages pour faire avancer sa situation sociale et financière et rendre au passage quelques services.

On ne s’ennuie pas pendant 90 minutes – le film ne souffre quasiment d’aucun temps mort – avec ce divertissement léger et tout à fait recommandable, qui regorge de réplique cinglantes et d’allusions savoureuses. Doté d’une bande-son fort sympathique (comme c’est souvent le cas dans ce genre de prod) mais surtout d’une distribution éclatante avec l’irrésistible Emma Stone (déjà remarquée dans le jouissif Zombieland) et l’excellent tandem Stanley Tucci – Patricia Clarkson, Easy A s’avère une comédie pleine de charme.

Maniant le cynisme, l’auto-dérision et le sens de la répartie comme personne, le personnage d’Olive permet à Emma Stone, radieuse et très drôle, de démontrer tout son potentiel comique dans ce rôle qu’elle saisit avec beaucoup de naturel. Malgré la mise en scène convenue de W. Gluck, le souffle nostalgique et le ton décalé de cette comédie permettent à Easy A de se démarquer des productions du genre qui se contentent le plus souvent d’aligner les situations cocasses et les blagues potaches. 


WILL GLUCK | USA | 92 MIN | SORTIE INDET | EMMA STONE, PATRICIA CLARKSON

Le bleu du miroir

Critiques détaillées et/ou avis express sur les derniers films vus en salles, avant-premières ou rattrapages DVD.

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