1
[critique] AVENGERS
| JOSH WHEDON | 142 MIN | 25 AVRIL 2012 | ROBERT DOWNEY JR, SCARLETT JOHANSSON, SAMUEL L. JACKSON |
Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…
Que ce soit dit et assumé sans détour : j’ai trouvé les films Iron Man et Thor mauvais et peu intéressants, tandis que les Hulk ou Captain America n’ont jamais suscité la moindre envie de visionnage. Cependant, devant l’invasion de retours positifs sur le film de Joss Whedon (le bienheureux papa de Buffy, série phare des années 90), je me suis étrangement décidé à franchir le pas et effectuer le déplacement – pas à reculons mais presque.
J’essaie de me mettre en mode Sheldon Cooper mais je rame les premières minutes pour rentrer dans l’univers et comprendre les tenants et les aboutissants. Je m’imagine en train de rester hermétique et sceptique pendant plus de deux heures, ce qui me semble par avance interminable. Heureusement, les explosions arrivent rapidement, la mémoire me revient quand je me rappelle que le vilain Loki est le faux-frère rageux de Thor – et qu’il n’est pas content. Je pige assez vite l’essentiel de l’intrigue. Avec son cube bleu qui scintille – qu’il a sûrement acheté chez Casa – il compte ouvrir un vortex vers son monde et faire débarquer ses amis Chitauris sur notre bonne vieille planète, le tout sans l’accord de Claude Guéant. Mais Samuel L. Jackson déguisé en Pirate d’eau douce n’est pas vraiment sur la même longueur d’onde. Heureusement, il a le bras long et décide illico presto de convoquer sa Dream Team de super-héros, tous plus ringards les uns que les autres : un nerd qui devient tout vert quand il se fâche, un soldat de l’Oncle Sam décérébré et supra-kitch, un milliardaire arrogant qui n’a jamais guéri de sa passion pour les Transformers, un blond avec un gros marteau et une bombasse russe et rousse. Ensemble, avec leurs égos démesurés, ils vont tenter de raisonner le rejeton mal-aimé venu d’Asgard. Alors bien sûr, tout ça n’est pas très inventif. Rien de surprenant dans cette intrigue, ce qui permet à n’importe quel geek en herbe de comprendre ce qui est en jeu – et à la pimbêche à frange derrière moi d’arrêter de questionner son boyfriend sur l’identité de chacun.
Avec tout ce joyeux bordel, Joss Whedon – qui a écrit lui-même le scénario de ce kiffe ultime pour boutonneux à lunettes – s’en sort remarquablement bien. Hormis une deuxième demie-heure pas spécialement palpitante, on suit son blockbuster avec un certain plaisir. La réalisation et les effets spéciaux sont assez bluffants, le rythme est soutenu et les répliques bien senties passent plutôt bien (quel taquin ce Stark). Il contient même un brin de malice qui n’est pas de trop dans ce grand déferlement d’explosions, de muscles et d’effets spéciaux. S’il ne devrait pas survivre à un (re)visionnage sur petit écran, The Avengers est ce qu’on peut appeler un bon film pop-corn. Bien foutu, assumé, fun et divertissant. C’est déjà ça.
| AVENGERS ●● |
30
[critique] SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI
| ALAIN CHABAT | FRANCE | 105 MIN | 4 AVRIL 2012 | ALAIN CHABAT, JAMEL DEBBOUZE, FRED TESTOT |
Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !
Le tandem Chabat-Debbouze avait marqué les esprits en 2002 avec le déjà culte Astérix Mission Cléopâtre. Dix ans plus tard, ils repartent à l’aventure dans un autre univers issu de la bande-dessinée : celui du Marsupilami de Franquin. Avec la même réussite insolente ? Pas du tout.
Si le potentiel comique des deux troublions a depuis longtemps fait ses preuves, la mécanique des gags et de leur diction atypique commence particulièrement à sentir le réchauffer. Alors bien sûr, il y a ça et là de très bonnes répliques qui font mouche, de l’humour bête disséminé qui fonctionne inévitablement. Mais elles sont noyées dans un ensemble terriblement convenu ou grossier (le chihuahua) et peu intéressant. Chabat confiait à qui veut l’entendre qu’il avait planché dix ans sur son scénario. Quelle perte de temps, serait-on tenté de dire. Peut-être avait-il rapidement réalisé que celui-ci tenait en une page et qu’il lui fallait alors broder une histoire autour de ses blagues nul(le)s un peu recyclées.
Chabat fait du Chabat, Debbouze du Debbouze, Testot du Testot, Nakache du Nakache, Timsit du Timsit… etc. Tout ce petit monde table sur son capital sympathie et nous sert un divertissement gentillet. dans lequel seul Lambert Wilson surprend et amuse véritablement, s’offrant au passage trois minutes trente-et-un de show, tandis que le Marsupilami remplit lui sa mission : être mignon et rigolo.
| SUR LA PISTE DU MARSU… ○ |
12
[ugc] UNDERWORLD : NOUVELLE ÈRE
| BJORN STEIN & MANS MARLIND | USA | 90 MIN | 8 FÉVRIER 2012 | KATE BECKINSALE, STEPHEN REA |
Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.
Réalisé sans brio et écrit sans génie, ce blockbuster fantastique n’offre pas grand chose au spectateur si ce n’est le moment de divertissement efficace et assez bourrin pour lequel il est venu en toute connaissance de cause.
| UNDERWORLD AWAKENING ● |
22
[critique] MISSION IMPOSSIBLE : PROTOCOLE FANTÔME
| BRAD BIRD | USA | 133 MIN | 14 DÉCEMBRE 2011 | TOM CRUISE, SIMON PEGG, JEREMY RENNER, LEA SEYDOUX |
Impliquée dans l’attentat terroriste du Kremlin, l’agence Mission Impossible (IMF) est totalement discréditée. Tandis que le président lance l’opération « Protocole Fantôme », Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l’agence et de déjouer toute nouvelle tentative d’attentat. Mais pour compliquer encore la situation, l’agent doit s’engager dans cette mission avec une équipe de fugitifs d’IMF dont il n’a pas bien cerné les motivations…
Mission : Impossible n’a jamais été une franchise bien transcendante à mes yeux. Après un premier volet honorable, les deux suivants n’existaient que comme faire-valoir d’un acteur agaçant sur le déclin. Mais heureusement pour ce quatrième opus, Monsieur Scientologie a eu la bonne idée de suggérer aux producteurs d’écrire un scénario honnête et de se doter d’un réalisateur habile – et non pas un tape-à-l’oeil genre JJA ou Woo.
Alors bien sûr ce blockbuster n’est pas indemne de toute critique. On pourra reprocher au film de Brad Bird – transfuge de chez Pixar – quelques scènes plutôt rocambolesques qui versent dans l’archi-spectaculaire (entendre par là spectaculaire architectural) trop souvent. Mais grâce à un solide casting (seconds rôles : Renner, Seydoux, Pegg, Wilkinson), ainsi qu’à un humour très présent – dont l’irrésistible Simon Pegg est le fer de lance – et à une intrigue bien menée, MI4 s’affirme comme un divertissement complètement assumé qui fonctionne quasiment sans accroc.
S’inspirant de façon non dissimulée des derniers Bond et Bourne, ce 4e volet des aventures de Ethan Hunt et sa bande remplit sa mission : nous offrir un divertissement de bonne facture, drôle, efficace et prenant.
| MISSION : IMPOSSIBLE 4 ●● |
22
[ugc] DESTINATION FINALE 5 *
Comme ses prédécesseurs, DF5 est un peu l’équivalent d’un film porno : il ne se préoccupe ni de la consistance de ses personnages ou de l’intrigue, ni de la performance de ses comédiens ou encore de la crédibilité des situations. Non, tout ce qui importe est finalement dans quelle configuration la bombasse va y passer. Toute scène intermédiaire ne sera là que pour meubler et faire attendre le spectateur venu voir du sexe sang.
| STEVEN QUALE | USA | 92 MIN | 31 AOUT 2011 | NICHOLAS D’AGOSTO, EMMA BELL |
6
[critique] LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES **
The Rise of the Planet of the Apes s’avère être un blockbuster plaisant et bien fichu, bénéficiant d’effets spéciaux aussi réussis que discrets. Si on regrettera quelques facilités, on appréciera toutefois un divertissement efficace et plus abouti (et moins con) que la majorité des busters de l’été.
| RUPERT WYATT | USA | 110 MIN | 10 AOUT 2011 | JAMES FRANCO, JOHN LITHGOW, FREIDA PINTO |
Le bleu du miroir
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