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[critiques] LES NAVETS DE JUILLET : JANE EYRE, AFTER.LIFE, EFFRACTION

CARY FUKUNAGA | USA | 115 MIN | 25 JUILLET 2012 | MICHAEL FASSBENDER, MIA WASIKOWSKA, JUDI DENCH

Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C’est le début d’une folle passion…

… que l’on ne verra jamais. Jane Eyre version 2011 est un modèle de film apathique. Pourtant porté par deux interprètes d’ordinaire plutôt doués (Fassbender et Wasikowska), ce remake sans consistance du célèbre roman de Charlotte Brontë est aussi fade et soporifique qu’inutile. Le tandem est agaçant et maniéré, comme si les deux acteurs étaient sous Lexomil. Et alors que Billy Elliot se paye une fausse barbe, Sally Hawkins et Judi Dench sont les seules à la hauteur dans ce remake superflu à l’encéphalogramme plat – le réal doit tourner lui au Xanax ! Les passages clés n’ont aucune ampleur et sont terriblement survolés.

Edit Juillet 2012 : A coup sûr, il passera complètement inaperçu, noyé au milieu de gros blockbusters (TASM, The Dark Knight Rises) et de beaux films d’auteur originaux (360, Laurence Anyways…).

 JANE EYRE ○

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AGNIESZKA WOJTOVICZ-WOSLOO | USA | 104 MIN | 18 JUILLET 2012 | CHRISTINA RICCI, LIAM NEESON, JUSTIN LONG

Après un grave accident de voiture, Anna se réveille dans une salle des pompes funèbres locales où Eliot Deacon lui explique qu’elle est morte et qu’il doit maintenant préparer son corps pour l’inhumation. Terrifiée, Anna se sent tellement vivante qu’elle ne sait pas si elle doit lui faire confiance pour l’accompagner dans l’autre monde ou s’il a l’intention de l’enterrer vivante…

After.Life est sorti aux States en 2010 et n’a pas rencontré le moindre succès. Cela n’a pas inquiété les distributeurs qui n’ont jamais peur de balancer par la fenêtre leur argent et deux bonnes années plus tard, le film qui réunit Christina Ricci et Liam Neeson – deux anciens bons acteurs désormais abonnés aux séries B feignantes – sort sur les écrans français. Ne perdez ni votre temps, ni votre argent, cette After.life ne mérite pas de seconde vie et ne pourra à peine occuper un dimanche après-midi pluvieux cet automne. Et puis, avec un nom aussi imprononçable, la réalisatrice de cette daube ne mérite même pas l’effort. A moins que vous ne teniez vraiment à voir la Ricci en tenue d’Eve. 

 AFTER.LIFE ○

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EFFRACTION ° JOEL SCHUMACHER | USA | 91 MIN | 18 JUILLET 2012 | NICOLE KIDMAN, NICOLAS CAGE

Alors qu’il est retenu en otage, un couple voit sa situation conjugale, déjà compliquée, s’aggraver, lorsqu’il est question de trahison et de déception…

Effraction est certainement LA plus grosse daube hollywoodienne de cette année 2012 voire des trois dernières années. Je n’ai pas peur des mots (vulgaires) et je vous mets en garde très vivement : c’est une gigantesque merde. Tout est consternant, naze, cheap, surjoué, de mauvais goût. Médiocre serait un bien faible mot pour définir ce film abyssalement nul. Nicole Kidman, plus défigurée que jamais, est terrifiante de niaiserie et de botox. Nicolas Cage atteint un nouveau sommet dans sa carrière déjà jalonnée d’innombrables immondices. Joel Schumacher (déjà responsable du pire Batman de tous les temps) nous sort un ersatz injurieux de Panic Room et réunit deux acteurs has-been passant davantage de temps à se curer aux UV et à compter leur blé qu’à prendre des cours d’interprétation. Effraction devrait être renommé Abomination tellement le qualifier de film serait une injure. Un scénario d’une bêtise sans nom (d’ailleurs, Nicolas Cage lit-il encore les scripts qu’il reçoit avec de tourner dedans ?) pour le plus grand navet des ces dernières années. Non seulement, il s’agit d’un métrage à éviter mais il est surtout à déconseiller, à détruire, à conspuer, à insulter à volonté. Le Schumacher en Formule 1 était un gros tricheur. Celui qui se fait du blé avec le cinoche en est un plus grand. 

 EFFRACTION ○
mai
22

[critique] DISPARUE

HEITOR DHALIA | 95 MIN | 23 MAI 2012 | AMANDA SEYFRIED, JENNIFER CARPENTER

Après avoir travaillé toute la nuit, Jill Parrish rentre chez elle et découvre que sa sœur Molly a été enlevée. Elle-même s’étant sortie d’un kidnapping un an plus tôt, Jill est convaincue que le même tueur en série est revenu s’en prendre à sa sœur. La police refuse de la croire et personne ne lui apportera d’aide. Redoutant que Molly n’ait plus que quelques heures à vivre, Jill se lance dans sa propre traque.

Chaque année, il existe des croûtes dont on se demande qu’est-ce qui a bien pu pousser les distributeurs à leur accorder une sortie en salles et à occuper – pour au moins une ou deux semaines – une salle de projection qui aurait pu diffuser un métrage plus méritant. Lorsqu’on voit des films comme Sans Issue ou Identité Secrète bénéficier d’une sortie en salles, on s’interroge sur la naïveté des producteurs qui ont peut-être du penser un instant que leur navet ferait un bon coup au box-office. Avec leur tête d’affiche méconnue issue d’une saga ringarde ou d’une série télé sur le déclin, leur poster réalisé par le stagiaire de la prod’ et leur scénario recyclé condensant les pires scénarios de série B avec la dramaturgie d’un téléfilm de M6, l’échec est quasiment assuré et la sortie en direct-to-video en France paraît inévitable. Pourtant, quelques navets passent entre les mailles du filet. Si certains de ces étrons ultra-prévisibles parviennent à nous faire rire avec leur scénario rocambolesque, leurs rebondissements ahurissants et leurs répliques savoureusement réchauffées, ce Disparue n’y parvient même pas. Mauvais donc, mais tellement mauvais qu’il neutralise toute possibilité de détournement cynique. Il se paye même le luxe de réunir dans le même film la plus mauvaise actrice de Dexter (Jennifer Carpenter) et le plus mauvais acteur du récent Hunger Games (Wes Bentley). 

Des courses-poursuites dignes d’un feuilleton policier de TF1, des dialogues mécaniques, des seconds rôles volontairement chelous pour tenter de brouiller les pistes et dissimuler les carences scénaristiques, une photographie assez vilaine et une affiche qui ressemble à s’y méprendre à celle de Salt – terrible thriller avec Angelina Jolie. Décidément, on peut dire que pour Disparue personne ne s’est foulé. Même Amanda Seyfriend livre une performance fade et semble réciter ses répliques sans grande conviction. On peut la comprendre. Sortant sur les écrans le 23 Mai, il ressemble sans aucun doute à un cadeau empoisonné. 

 DISPARUE ○
fév
25

[ugc] DOS AU MUR

 ASGER LETH | USA | 102 MIN | 15 FÉVRIER 2012 | SAM WORTHINGTON, JAMIE BELL, ELIZABETH BANKS, ED HARRIS

Ancien flic condamné à la prison pour un vol dont il se dit innocent, Nick Cassidy a réussi à s’évader. Dans un célèbre hôtel de New York, il monte jusqu’à l’un des derniers étages et enjambe la fenêtre. Le voilà dehors, sur la corniche, au bord du vide… Lydia Mercer, négociatrice de la police, est chargée d’essayer de le convaincre de ne pas sauter. Plus la jeune femme tente de dénouer cette situation périlleuse, plus elle prend conscience que Cassidy pourrait bien avoir un autre objectif… Son geste a peut-être un rapport avec le mystérieux projet sur lequel travaille son frère. Pendant que l’ex-flic est au bord du vide et attire l’attention de toute la ville, beaucoup de choses se trament et trop de gens semblent s’intéresser à son cas. Les pièces du puzzle vont se révéler peu à peu, au risque de faire tomber beaucoup plus qu’un seul homme… 

Pas inintéressant pendant la première heure malgré une intrigue pas vraiment renversante et des personnages caricaturaux au possible, ce thriller de série B remplit plutôt son contrat jusqu’alors. Mais c’était sans compter sur un dénouement aussi rocambolesque qu’invraisemblable multipliant les scènes et les twists tous moins crédibles les uns que les autres. La dernière demie-heure qui livre progressivement les secrets de la « machination » dont Nick Cassidy a été victime sont aberrantes d’invraisemblance. L’escalade du grotesque ne s’arrête pas là avec le pseudo-casse navrant et surtout cette scène grandiose de ridicule où Nick saute finalement dans le vide – non pas pour se suicider mais pour rattraper le grand vilain méchant qui les avait entubé au départ. Oui, je spoile sans aucun scrupule mais c’est d’intérêt public. Visiteur, si tu me lis, économises 9€50 et deux heures de ton temps en n’allant pas voir cette croûte. Si vraiment tu veux te faire du mal, attends qu’il sorte en Divx (ou DVD si tu aimes la légalité) pour te farcir un dimanche aprèm ce métrage bovin certainement écrit et réalisé par un adolescent de quinze ans qui aura regardé en boucle Phone Game de Joel Schumacher.  

 DOS AU MUR ○
déc
28

[critique] ECHANGE STANDARD

Par Wilyrah  //  2011, A éviter !, Mauvais  //  4 commentaires

DAVID DOBKIN | USA | 112 MIN | 28 DÉCEMBRE 2011 | JASON BATEMAN, RYAN REYNOLDS, OLIVIA WILDE

A l’école primaire, Mitch et Dave étaient deux copains inséparables. Mais au fil des années, leurs chemins se sont petit à petit éloignés. Dave est maintenant un brillant avocat, dévoué à son travail, à sa femme et à leurs trois enfants, alors que Mitch est toujours célibataire, tourne sporadiquement dans des films minables et fuit la moindre responsabilité comme la peste. Pour Mitch, la vie de Dave est un rêve : il a une femme délicieuse, des enfants qui l’adorent et gagne grassement sa vie. Quant à Dave, la vie de Mitch, dénuée d’obligations et de stress, le tenterait volontiers. À l’issue d’une nuit passablement arrosée, l’impossible va se produire : Dave se réveille dans la peau de Mitch, et vice-versa.

Un article pour cette production méprisable semble être une perte de temps (équivalente aux 110 minutes que dure Echange Standard) mais parce que la « réalisation » de David Dobkin atteint des sommets de médiocrité, afin de préserver ma santé mentale, mon médecin m’a prescrit la rédaction de ce billet révolté. Car oui, Echange Standard est dangereux pour la santé. Vous êtes stressés ? Votre femme vous épuise avec ses complaintes incessantes ? Votre belle-mère accumule autant les pincements de lèvres que la cellulite sur ses hanches ? Fumez comme un pompier, sniffez de la colle, frappez le caniche de la voisine. Tout sera préférable au visionnage de cet innommable immondice.

Echange Standard réussit l’immense exploit de faire passer le navrant Very Bad Trip pour un chef d’oeuvre du septième art. Prenez deux acteurs médiocres forçant sur la grimace, un pitch con comme le monde tout droit sorti d’un téléfilm Disney avec Lindsey Lohan, ajouter généreusement plusieurs louches désespérantes de potacherie et de scatologie, veillez à régulièrement intégrer les mots « fuck » « pussy » « ass » ou « penis » toutes les trente secondes* avec plusieurs cuillerées de boobs ultra-siliconés. Servez tel quel. Vous obtiendrez la daube la plus consternante de l’année 2011 qui pourrait être responsable d’une crise de foie encore plus sévère que toutes les saletés que vous aurez englouties lors de vos repas de fêtes. Depuis l’incompréhensible succès du film de Todd Philips, les séquelles sont là et irréversibles. Les producteurs donnent carte blanche aux escrocs Scott Moore et Jon Lucas, dépensent sans vergogne leurs millions de dollars dans des « comédies » paresseuses et ignobles qui ont apparemment de beaux jours devant eux avec leurs situations toujours plus saugrenues où l’obscénité et la vulgarité sont reines. Même ce cher Michael Youn est capable d’être plus subtil, c’est dire si Echange Standard touche le fond. Difficile de s’en remettre.

* liste non exhaustive

The Tourist et Rien à déclarer faisaient figure de grands favoris pour décrocher la palme du film le plus consternant de l’année 2011. Mais c’est sur le fil qu’ils se sont fait dérober cette glorieuse récompense par un film d’une grossièreté incomparable et d’une prévisibilité déplorable.


 ECHANGE STANDARD ○
oct
2

[ugc] IDENTITÉ SECRÈTE °

Au premier abord, Identité secrète avait absolument tout pour décrocher dans mon TOP le prix de la daube de l’année… Un héros casse-cou et testostéroneux ressemblant vaguement à un acteur plus connu/doué (Matt Damon pour ne pas le citer) qui conduit une moto surpuissante sans casque et serre les dents pour faire gros-dur, CHECK. Un intérêt amoureux couru d’avance pour une cutie (cheerleader) qui traîne dans le coin. CHECK. Des parents cool mais à cheval sur leurs principes pour le bien du fiston, CHECK.  Une psy-plus-cool-que-d’hab et ange gardien à ses heures perdues, CHECK. Des potos bien lourdingues qui font de la lutte et qui crient fort pour être plus virils, CHECK. Un pote renoi qui arrondit ses fins de mois en trafiquant des fausses ID, check. Des méchants qui marchent bruyamment pour faire peur et qui portent des tatouages très visibles pour ne laisser aucun doute sur leurs intentions, CHECK. Un thème principal électro passe-partout et quelques lourds riffs de guitare pour informer le spectateur que la scène qu’il regarde devient une scène d’action décoiffante, CHECK. Une taupe travaillant à la CIA, CHECK.

Anyway… Après s’être mis une grosse race le week-end précédent, notre héros se voit assigné à résidence (la loose!). Le jeunot est bien embêté vu qu’il doit se coltiner sa voisine peu dégueulasse pour un exposé scolaire. Heureusement, maman est cool, elle l’autorise à fermer la porte de sa chambre. Fiston pourra ainsi tranquillement coucher bosser avec elle. Leur sujet : « les enfants disparus ».

Hasard de l’intrigue – et formidable inventivité scénaristique – il s’avère que notre musclé découvre rapidement qu’il ne serait peut-être pas le fils de ses parents (la magie d’internet!). Fausse-maman confirme d’ailleurs cela sans se faire prier (« oops je suis démasquée ») avant de se faire shooter sous ses yeux, n’ayant ainsi pas le temps de lui raconter le pourquoi-du-comment [ le scénariste ne le savait certainement pas lui-même ]. Le jeune prodige adopté prend alors la fuite au volant d’une BMW à portée de main.

Grâce au training de pôpa, notre héros parviendra à protéger sa nana alors qu’il a la CIA et les soviets à ses trousses (enfin, on sait pas trop qui veut quoi et pourquoi, mais on s’en tape). Orphelin mais héroïque, il sera récupéré par sa super-psy et pourra poursuivre son idylle avec sa nouvelle nana pour qui (je cite!!!) « il n’était pas prêt il y a quatre ans ».

Alors pourquoi le film ne figurera t’il pas en dernière place de mon classement final ? Parce que je me suis tellement moqué que je me suis bien marré au visionnage. Je sais ce n’est pas vraiment valable et objectif comme justification. D’ailleurs ce n’est certainement pas intentionnel (les réal hollywoodiens font rarement preuve de second degré), les ficelles étant tellement grosses, les personnages tellement caricaturaux, les répliques et l’intrigue tellement bateaux et la réalisation tellement formatée, le film devient plutôt drôle, divertissant et presque cohérent (dans son incohérence).

Un film d’action d’une bêtise et d’un manque d’inventivité indéniable, un produit formaté feignant et prétexte autour d’une starlette sculptée, mais un divertissement efficace et involontairement drôle. Identité secrète mérite le prix du « film » le moins ambitieux de l’année.


JOHN SINGLETON | USA | 100 MIN | 28 SEPTEMBRE 2011 | TAYLOR LAUTNER, LILY COLLINS, SIGOURNEY WEAVER
sept
28

[ugc] COMMENT TUER SON BOSS ? °

Surfant sur le succès du navrant Very Bad TripHorrible Bosses n’est qu’une énième comédie improbable, potache et hystérique racontant l’histoire de trois potes qui se retrouvent dans la merde ensemble en voulant se débarrasser de leurs patrons respectifs. Unique scène amusante lors de laquelle l’autre dingo s’élate en musique en faisant le lookout devant la maison de psycho-Spacey. En dehors de ça, rien de rien et une accumulation de scènes qui visent le culte mais oublient le rire.


SETH GORDON | USA | 100 MIN | 17 AOUT 2011 | KEVIN SPACEY, JENNIFER ANISTON, JASON BATEMAN

Le bleu du miroir

Critiques détaillées et/ou avis express sur les derniers films vus en salles, avant-premières ou rattrapages DVD.

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