Browsing articles tagged with " amour"
mar
23

(critique) WARM BODIES – RENAISSANCE

Par Wilyrah  //  2013, Assez bon, Made in the US  //  9 commentaires
JONATHAN LEVINE | COMEDIE-ROMANCE | USA | 97 MIN | 20 MARS 2013 | NICHOLAS HOULT, TERESA PALMER

UN MYSTÉRIEUX VIRUS A DÉTRUIT TOUTE CIVILISATION. LES RESCAPÉS VIVENT DANS DES BUNKERS FORTIFIÉS, REDOUTANT LEURS ANCIENS SEMBLABLES DEVENUS DES MONSTRES DÉVOREURS DE CHAIR. 
R, UN MORT-VIVANT ROMANTIQUE, SAUVE CONTRE TOUTE ATTENTE JULIE, UNE ADORABLE SURVIVANTE, ET LA PROTÈGE DE LA VORACITÉ DE SES COMPAGNONS. AU FIL DES JOURS, LA JEUNE FEMME RÉVEILLE CHEZ LUI DES SENTIMENTS OUBLIÉS DEPUIS LONGTEMPS… ELLE-MÊME DÉCOUVRE CHEZ CE ZOMBIE DIFFÉRENT AUTRE CHOSE QU’UN REGARD VIDE ET DES GESTES DE MOMIE… La comédie zombiesque avait connu par le passé deux belles réussites avec Zombieland et Shaun of the Dead. La romance surnaturelle, elle, a été beaucoup ressassée lors de la dernière décennie, les producteurs cherchant inlassablement à occuper le terrain avec tous leurs produits fadasses (le dernier en date étant le lamentable Sublimes créatures). Egalement produit par la Summit, ce Warm Bodies écrit et réalisé par le jeune Jonathan Levine (50/50, Tous les garçons aiment Mandy Lane) rentre dans la case « amour entre un(e) humain(e) et un mort-vivant ». Toutefois, celui-ci ne cherche pas à susciter une génération entière (et éphémère) de groupies à boutons, complètement gaga du couple à l’écran. Jonathan Levine vise la comédie (et le bon sentiment, certes) et le décalage avec Warm Bodies en nous offrant un regard relativement inédit du film de zombie en suivant le sort de R, zombie doté d’une conscience et bientôt de sentiments. Levine veut s’amuser et amuser le spectateur. Il y arrive plutôt bien en général, même si toutes ses vannes ne fonctionnent pas forcément et que l’intrigue s’avère un peu trop légère. Il ne se prend pas au sérieux et paraît assumer son côté « facile » et farfelu. Les deux acteurs principaux, Nicholas Hoult (Skins, A single man) et Teresa Palmer, font le boulot sans être extraordinaires. Un film pastiche efficace et distrayant qui boxe dans la catégorie des séries B sympathiques qui ne nous servent rien de mieux (ou de moins bon) que ce que l’on en attendait. C’est déjà ça. 

mar
7

(concours) GAGNEZ DES GOODIES DU FILM WARM BODIES

Par Wilyrah  //  2013, Made in the US  //  4 commentaires

JONATHAN LEVINE | USA | 97 MIN | SORTIE EN SALLES LE 20 MARS | NICHOLAS HOULT, TERESA PALMER

UN MYSTÉRIEUX VIRUS A DÉTRUIT TOUTE CIVILISATION. LES RESCAPÉS VIVENT DANS DES BUNKERS FORTIFIÉS, REDOUTANT LEURS ANCIENS SEMBLABLES DEVENUS DES MONSTRES DÉVOREURS DE CHAIR. 
R, UN MORT-VIVANT ROMANTIQUE, SAUVE CONTRE TOUTE ATTENTE JULIE, UNE ADORABLE SURVIVANTE, ET LA PROTÈGE DE LA VORACITÉ DE SES COMPAGNONS. AU FIL DES JOURS, LA JEUNE FEMME RÉVEILLE CHEZ LUI DES SENTIMENTS OUBLIÉS DEPUIS LONGTEMPS… ELLE-MÊME DÉCOUVRE CHEZ CE ZOMBIE DIFFÉRENT AUTRE CHOSE QU’UN REGARD VIDE ET DES GESTES DE MOMIE… 
PERTURBÉE PAR SES SENTIMENTS, JULIE RETOURNE DANS SA CITÉ FORTIFIÉE OÙ SON PÈRE A LEVÉ UNE ARMÉE. R, DE PLUS EN PLUS HUMAIN, EST DÉSORMAIS CONVAINCU QUE SA RELATION AVEC JULIE POURRAIT SAUVER L’ESPÈCE ENTIÈRE… POURTANT, EN CHERCHANT À REVOIR JULIE, IL VA DÉCLENCHER L’ULTIME GUERRE ENTRE LES VIVANTS ET LES MORTS. LES CHANCES DE SURVIE DE CE COUPLE UNIQUE SONT DE PLUS EN PLUS FRAGILES…
WARM BODIES RENAISSANCE PORTE UN REGARD AUSSI RÉJOUISSANT QU’ÉTONNANT SUR L’AMOUR, LA FIN DU MONDE ET LES ZOMBIES… DE QUOI NOUS RAPPELER CE QUE C’EST D’ÊTRE HUMAIN !


SORTIE DU FILM EN SALLES LE 20 MARS 2013

En ce mois de Mars qui voit les températures se réchauffer un peu, Le Bleu du Miroir (en partenariat avec Metropolitan) pense à vous et vous offre une chance de remporter 4 T-Shirts Homme et 5 T-Shirts Femme du film WARM BODIES, ainsi que quelques goodies en latex pour vous réchauffer avec votre compagne, qu’elle soit humaine ou zombie.

Pour avoir une chance de remporter un cadeau de ce film et participer au tirage au sort, envoyez par mail votre réponse à la question et vos coordonnées postales, ainsi que quelques mots sur votre volonté de gagner à ce concours. Les gagnants seront tirés au sort par les participants les plus convainquants ayant répondu correctement à la question posée. Pour augmenter vos chances, vous pouvez devenir fan de la page Facebook du site.  

Dans quel film avec Colin Firth a t’on vu Nicholas Hoult ?

Réponse : l’excellent A SINGLE MAN

Attention, vous avez jusqu’au 21 Mars à 23h59 pour participer : contact.lebleudumiroir@gmail.com.

DECOUVREZ LA CRITIQUE DU FILM

Augmentez vos chances en devenant fan du site sur Facebook

Précisez votre pseudo FB par la même occasion.

SORTIE DU FILM EN SALLES LE  20 MARS 2013

LE TIRAGE AU SORT A ETE EFFECTUE. LES GAGNANTS SONT :
Carole M. (40), Elise G. (10), Justine R. (84), Anouk S. (75), Virginie H. (89)
Marine D. (34), Marc S. (22), Younes A. (06) et Thomas G. (34)

jan
24

(critiques) FILMS DE LA SEMAINE : LE DERNIER REMPART, SOMEBODY UP THERE LIKES ME

  LE DERNIER REMPART °/●

Après une opération ratée qui l’a laissé rongé par les remords et les regrets, Ray Owens a quitté son poste à la brigade des stupéfiants de Los Angeles. Il est désormais le shérif de la paisible petite ville de Sommerton Junction, tout près de la frontière mexicaine. Mais sa tranquillité vole en éclats lorsque Gabriel Cortez, le baron de la drogue le plus recherché du monde, réussit une évasion spectaculaire d’un convoi du FBI, semant les cadavres derrière lui… Avec l’aide d’une bande de truands et de mercenaires dirigés par le glacial Burrell, Cortez s’enfuit vers la frontière à 400 km/h dans une Corvette ZR1 spéciale, et il a un otage… Il doit passer par Sommerton Junction, où est massé le gros des forces de police américaines. C’est là que l’agent John Bannister aura une dernière chance de l’intercepter avant qu’il ne franchisse la frontière… I’ll be back, disait-il dans Terminator. He’s back. Arnold the Governator est de retour au cinéma. Pour son come-back, il prend le premier rôle du premier film hollywoodien du talentueux Kim Jee-woon (auteur notamment du génial J’ai rencontré le diable). Malheureusement, on ne pourra pas s’enthousiasmer des masses devant ce film de série B plutôt bidon. L’humour semble être le seul atout de ce bad-ass movie – et encore. Papy Arnold tient la baraque d’une comédie bourrine qui se regarde en déposant son cerveau à l’entrée de la salle. Un film assez quelconque donc, à ne voir que si vous êtes fan ou si vous souhaitez vous changer les idées devant un divertissement (très) facile. En attendant, on espère retrouver le talentueux Kim Jee-woon dans un métrage plus personnel et plus original….

KIM JEE-WOON | COMÉDIE, ACTION| USA | 107 MIN | 23 JAN. 2013 | ARNOLD SCHWARTZENEGGER, FOREST WHITAKER

 

 

 

  SOMEBODY UP THERE LIKES… °/●

Max ne prend pas une ride. Littéralement. Il glisse avec une égale nonchalance sur les vicissitudes de la vie, mariage, divorce, paternité, succès et banqueroutes. Sous l’œil perplexe de sa seconde femme Lyla et de son acolyte Sal, il trimballe à travers l’existence son éternelle jeunesse et une mystérieuse valise en plastique bleue. Que dire de ce film indépendant sorti dans un anonymat quasi-total (à peine une salle le diffusant sur Paris) ? Somebody up there likes me est un film particulier, une comédie douce-amère étrange et rapidement oubliée. Sa courte durée évite que le calvaire ne s’éternise. Les quelques répliques sympathiques – dont la majorité sont distillées par le savoureux Nick Offerman bien connu pour son rôle légendaire de Ron Swanson dans Parks and Recreation – ne suffisent pas à maintenir l’intérêt d’un film épuré et minimaliste. Un film-concept rapidement lassant, qui peut valoir le coup d’oeil à condition d’avoir passé une bonne nuit avant et de vouloir éviter de prendre froid dans le quartier du Panthéon. 

BOB BYINGTON | COMEDIE | USA | 76 MIN | 23 JAN. 2013 | KEITH POULSON, NICK OFFERMAN

 

 

déc
19

[critique] MAIN DANS LA MAIN

Par Wilyrah  //  2012, Assez bon, Made in France  //  4 commentaires

VALÉRIE DONZELLI | FRANCE | 101 MIN |19 DÉCEMBRE 2012 | JÉRÉMIE ELKAIM, VALÉRIE LEMERCIER, VALÉRIE DONZELLI

Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

Après le formidable La guerre est déclarée qui racontait avec force et vitalité leur histoire personnelle, le tandem Elkaim-Donzelli se retrouve à nouveau devant et derrière la caméra pour Main dans la main. Mais cette fois, le duo est devenu trio. Une autre Valérie a rejoint les deux complices. Elle interprète le rôle d’une directrice de l’école de danse de l’Opéra Garnier qui va être mystérieusement liée à Joachim, un miroitier de province.

Main dans la main est un peu un conte des temps modernes, une bluette presque racontée avec des yeux d’enfants. Certains y verront un film artificiel et redondant. D’autres, comme moi, y trouveront du charme grâce à sa légèreté et son humour, Valérie Donzelli aime les « boiteux sentimentaux » dixit Jérémie Elkaim. Main dans la main raconte ainsi l’histoire de deux d’entre eux, frappé par un charme inexplicable. Une fantaisie bienvenue à l’approche des fêtes de fin d’année. 

 MAIN DANS LA MAIN ●●
sept
17

[critique] CAMILLE REDOUBLE

Par Wilyrah  //  2012, Made in France, Moyen  //  5 commentaires

NOÉMIE LVOVSKY | FRANCE | 115 MIN | 12 SEPTEMBRE 2012 | N. LVOVSKY, S. GUESMI, Y. MOREAU, V. LACOSTE, D. PODALYDES

Camille a seize ans lorsqu’elle rencontre Eric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille… 25 ans plus tard : Eric quitte Camille pour une femme plus jeune. Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé. Elle a de nouveau seize ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence… et Eric. Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? Va-t-elle l’aimer à nouveau alors qu’elle connaît la fin de leur histoire ?

Après Les sentiments qui réunissait un quatuor d’acteurs français de luxe (Bacri, Baye, Carré, Poupaud) qui traitait de l’adultère et de l’usure du couple avec humour et finesse, Noémie Lvovsky retrouve l’adolescence et ses premiers émois avec une vitalité et une nostalgie qui envahissent l’écran. Vieux walkman K7, vieux tubes disco (Walking on sunshine), vieilles doudounes bibindome et collants de laine aux couleurs bien tapantes, grosses permanentes douteuses, etc. Elle retrouve aussi et surtout ses parents, qui ne sont alors pas encore décédés, et celui qui sera l’homme de sa vie (avant qu’il ne la quitte vingt cinq ans plus tard).

Beaucoup saluent l’humour du film, indéniable. J’en retiens surtout la mélancolie qu’il dégage et qui nous suit longtemps après la projection : le manque de ceux qui nous ont quitté, les regrets, l’acceptation de ces choix et erreurs qui nous ont forgé. Si le postulat de départ est déjà vu, le traitement est plutôt subtil et sympathique avec une ambiance générale qui nous laisse un mélange de satisfaction et de tristesse comme si l’on repensait nous aussi à notre adolescence. Côté casting, outre la performance impeccable dans le rôle principal de l’actrice-réalisatrice, on regrette des seconds rôles pas toujours à la hauteur – surtout du côté des jeunes. Chez les « vieux », on saluera la belle prestation de Yolande Moreau qui, débarrassée de son infâme chevelure, devient soudainement un personnage très attachant. Denis Podalydès n’est pas non plus en reste, même si sa dernière séquence frôle le grotesque – sans que la responsabilité lui soit imputable. 

Un film personnel, sensible et lesté d’une nostalgie parfois presque bouleversante bien que le métrage accuse en chemin quelques longueurs qui laissent l’enchantement s’évaporer avant qu’il ne se conclue par une séquence d’une finesse et d’une justesse caractéristique du cinéma de son auteure : réalisme, optimisme, fatalisme et émotion.  

 CAMILLE REDOUBLE ●
août
27

[critique] ELLE S’APPELLE RUBY

Par Wilyrah  //  2012, Assez bon, Made in the US  //  10 commentaires

JONATHAN DAYTON & VALERIE FARIS | USA | 104 MIN | 3 OCTOBRE 2012 | PAUL DANO, ZOE KAZAN, CHRIS MESSINA

Calvin est un romancier à succès, qui peine à trouver un second souffle. Encouragé par son psychiatre à écrire sur la fille de ses rêves, Calvin voit son univers bouleversé par l’apparition littérale de Ruby dans sa vie, amoureuse de lui et exactement comme il l’a écrite et imaginée.

Après le très surestimé et faussement rafraîchissant Little Miss Sunshine, les deux réalisateurs Jonathan Dayton et Valérie Faris signent leur second film Elle s’appelle Ruby, pour lequel ils retrouvent le comédien Paul Dano. Notons que c’est sa compagne qui a signé le scénario de cette comédie romantique douce-amère, la pétillante Zoe Kazan, qui tient aussi un des rôles principaux. A l’origine du projet il y a en effet celle qui s’était faite remarquer dans le drame Les Noces Rebelles et plus récemment dans le premier long-métrage de Josh Radnor, HappyThankYouMorePlease. Elle a conçu cette histoire et ces personnages, à l’image de Calvin qui imagine et façonne Roby avant de réaliser que celle-ci existe vraiment. Cette confusion entre imaginaire fantasmé et réalité un brin plus complexe n’est pas sans rappeler le mythe du Pygmalion où l’artiste tombe éperdument amoureux de sa création. Si Ruby n’est ni une statue de pierre, ni Frankenstein, cette délicieuse créature va elle aussi échapper progressivement à son créateur.

La réussite du film tenait pour beaucoup à la crédibilité des personnages et des situations. Cette responsabilité reposait donc sur l’ensemble du casting et de l’équipe technique qui a relevé le challenge avec satisfaction. Paul Dano, bien qu’impeccable en écrivain transi/asocial/loufoque aussi attachant qu’irritant, retrouve à nouveau un rôle qui lui va comme un gain même s’il n’est pas sans résonances avec ses précédentes compositions (on pense notamment à Gigantic). Pour lui donner la réplique, sa compagne à la ville et donc scénariste du film, Zoe Kazan, porte le coeur du film. Elle incarne le mystère, le vent de fraîcheur et de folie, ainsi que la tendresse et la fragilité que comporte son personnage, clé majeure de l’intrigue. Chris Messina, découvert dans l’ultime saison de Six Feet Under aux côtés de Lauren Ambrose, est quant à lui un peu le porte-parole du public. Il interprète le frère de Calvin et va légitimement croire à une manifestation incontestable de la folie (solitude) grandissante de son frère avant de se rendre compte que cette petite amie imaginée est bien devenue réelle. Plus étonnant (et « miraculeux ») encore, Calvin peut continuer à écrire sa personnalité – même s’il a choisi pour l’instant de laisser de côté la machine à écrire. Il découvrira rapidement, tel Peter Parker, qu’un tel pouvoir entraîne de grandes responsabilités mais aussi de sacrées complications. Les seconds rôles sont nombreux et plutôt sympathiques (bien que souvent caricaturaux) avec notamment Annette Bening (American Beauty, The Kids are alright), Antonio Banderas et même Deborah Ann Woll (la Jessica de True Blood) qui effectue une courte mais significative apparition pour notre protagoniste principal. 

Accepter l’être qu’on aime, pour qui il est et dans son intégralité, et écrire son histoire, à deux. C’est un peu les enjeux de ce film et ceux auxquels le personnage de Calvin va devoir faire face. A deux c’est aussi de cette façon que le film a été mis en images par le couple Dayton-Faris, bien plus en réussite pour leur second film malgré une petite baisse de régime à mi-parcours. Sorte de croisement entre Yes Man(500) jours ensemble et L’incroyable destin de Harold CrickElle s’appelle Ruby est un petit plaisir qu’il ne faudra pas se refuser dès le 3 Octobre dans les salles françaises.  

 ELLE S’APPELLE RUBY ●●
août
11

[critique] JUSQU’À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE

LORENE SCAFARIA | USA | 100 MIN | 8 AOÛT 2012 | STEVE CARELL, KEIRA KNIGHTLEY

Que feriez-vous si la fin du monde arrivait dans 3 semaines ? C’est la question que toute l’humanité est obligée de se poser après la découverte d’un astéroïde se dirigeant tout droit vers notre planète. Certains continuent leur routine quotidienne, d’autres s’autorisent tous les excès, toutes les folies. Dodge est quant à lui nouvellement célibataire, sa femme ayant décidée que finalement, elle préférait encore affronter la fin du monde sans son mari. Il décide alors de partir à la recherche de son amour de jeunesse, qu’il n’a pas vu depuis 25 ans. Mais sa rencontre avec Penny risque de bouleverser tous ses plans.

Attention navet ! Ici vous n’aurez pas affaire à un film apocalyptique puissant prenant aux tripes. Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare est une rom-com soi-disant décalée qui va vous ennuyer et provoquer une crampe à votre bras gauche à force de regarder votre montre. D’autres médecins évoquent aussi des risques de blocage de machoire. Si toutefois vous aimez vivre dangereusement, si vous n’avez pas peur des phrases du genre « tu as été l’amour de ma vie » déclarée avec passion par un personnage qui ne connaît sa dulcinée que depuis quinze jours, si ça ne vous tracasse pas de voir l’un des meilleurs acteurs comiques de sa génération perdre son temps dans une daube mielleuse, alors tentez le coup. Vous passerez peut-être un bon moment en compagnie de l’irritante Keira Knightley qui rivalise une nouvelle fois d’ingéniosité pour être physiquement plus repoussante que jamais, nous offrant ici une florilège de geignardises et de contorsions faciales et corporelles (alors qu’on pensait que A Dangerous Method était inégalable). Vous fondrez peut-être aussi devant l’avalanche de scènes hypercaloriques saupoudrées de musique illustratrice et grandes phrases balourdes – ce fut le cas de ma chouineuse de voisine, à moins que les allergies ne frappent pendant l’été. 

Vendu comme le Melancholia romantique, le film de Lorene Scafaria a le mérite d’être aussi raté que celui de LVT – à la différence près que notre bon vieux Lars est un sacré metteur en scène doté d’un sens esthétique hallucinant, ce qui est LOIN d’être le cas de la mère Lorene. Bref, en plus d’avoir la plus vilaine affiche de l’été et un titre à coucher dehors, Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare peut se targuer d’être aussi un des plus beaux navets de la saison. Petite consolation pour les amateurs de pêche à la carpe qui ne seront pas déçus avec la présence de Keira Knightley.

  JUSQU’À CE QUE LA FIN… ○
août
2

[critiques] DEUX ROMCOMS D’AOÛT : 5 ANS DE RÉFLEXION, FRIENDS WITH KIDS

Par Wilyrah  //  2012, Assez bon, Made in the US, Moyen  //  4 commentaires

5 ANS DE RÉFLEXION * NICHOLAS STOLLER | USA | 125 MIN | 1er AOÛT 2012 | JASON SEGEL, EMILY BLUNT, CHRIS PRATT

De l’avis général, Tom et Violet sont faits l’un pour l’autre et pourraient constituer le couple marié idéal. Lui, star de la haute cuisine de San Francisco, est prêt à rejoindre le gotha de la gastronomie californienne ; elle est une brillante doctorante en psychologie sociale à Berkeley. Deux «winners»… mais voilà que ce mariage imminent devient soudain un problème. Violet, rejetée par l’université dont elle rêvait, se rabat sur celle d’Ann Arbor, dans le Michigan. Tom se sacrifie pour la suivre, pensant que la «noce parfaite» peut attendre quelques mois. Puis d’autres obstacles, inattendus, se profilent, s’enchaînent. Le couple diffère, hésite, tergiverse… les mois passent, puis les années. Promesses en cascade, toujours remises en question… Cinq ans de réflexion…

Drôle mais balourde, amusante mais beaucoup trop longue pour que le charme continue d’opérer sur la durée, sérieusement handicapée par un problème de rythme, la comédie romantique 5 ans de réflexion avec Jason Segel et Emily Blunt ne passe pas loin de la réussite. Malheureusement, les questionnements de ce couple qui cherche à s’accomplir personnellement et professionnellement aux dépens de leur vie de couple et de leur projet de mariage finissent par lasser. De plus, à l’écran ce couple n’est pas toujours convaincant avec un Jason Segel en mode Marshall Erikssen (nounours tendre, paresseux et amusant) et une Emily Blunt aussi pétillante qu’agaçante. Côté second rôle en revanche, Chris Pratt (irrésistible Andy dans Parks & Recreation) s’en donne à coeur joie et Alison Brie n’est pas en reste. Un film sans punch assez peu mémorable, à quelques gags près. 

.

FRIENDS WITH KIDS ** JENNIFER WESTFELDT | USA | 106 MIN | 1er AOÛT 2012 | ADAM SCOTT, JENNIFER WESTFELDT, CHRiS O’DOWD

Julie et Jason, meilleurs amis depuis l’université, célibataires et vivant dans le même immeuble de Manhattan, chérissent leur indépendance. Malgré l’exemple chaotique donné par leurs amis devenus parents, ils décident de faire ensemble un enfant, de partager les responsabilités parentales, sans que chacun renonce à sa liberté sentimentale. La «transaction» acceptée, un bébé vient au monde, et tout semble fonctionner. Du moins jusqu’au jour où Jason fait la connaissance d’une danseuse. Se sentant larguée, Julie redouble d’ardeur dans sa recherche de l’âme sœur, qu’elle croit finalement avoir trouvée en la personne d’un séduisant divorcé. Bientôt, les bouleversements sentimentaux mettent en péril l’entente qui lie les deux amis…

Si Friends with Kids est en somme une romcom plutôt cousue de fil blanc dans son déroulement, elle s’avère suffisamment soignée, élégante dans sa réalisation (cadrages, photographie, montage, ellipses) et dans son écriture pour que le spectateur suive l’histoire de Julie, Jason et leurs amis avec un certain plaisir. L’humour est intelligent et bien senti. Les personnages sont drôles et attachants porté par un casting impeccable. Une alchimie évidente se dégage entre les couples et dans le groupe d’amis, rendant le traitement encore plus naturel et réaliste – donc plus plaisant. La première demie-heure est savoureuse, les situations drôles et tendres s’enchaînant pour notre plus grande satisfaction. Le point culminant du film sera ce dîner dans le chalet – avec une déclaration détournée d’une beauté remarquable – tandis que les cinq dernières minutes seront elles plus maladroites malgré la bonne volonté évidente de la réalisatrice/actrice/scénariste Jennifer Westfeldt de réussir son final. Une romcom de qualité qui ne cherche en rien à se prendre pour ce qu’elle n’est pas et ça fait du bien.  

juin
29

[critique] 360

FERNANDO MEIRELLES | UK/FRA/AUT/BRE | 109 MIN | 25 JUILLET 2012 | R. WEISZ, J. LAW, A. HOPKINS, B. FOSTER

Une histoire d’amour chorale où les destins de personnages d’horizons différents s’entrecroisent.

Pour nous proposer une relecture moderne de la pièce La Ronde, le scénariste Peter Morgan (The Queen, Frost/Nixon, The Damned United et le prochain Bond mis en scène par Sam Mendes) s’est associé avec le brillant réalisateur brésilien Fernando Meirelles (Blindness, La Cité de Dieu) pour mettre en image son projet. Ensemble, ils dynamisent le concept d’Arthur Schnitzler et offrent un regard contemporain sur de nombreux sujets qui s’entrelacent en même temps que les destins de ces personnages que l’on va suivre pendant une centaine de minutes.

Le scénariste attache une importance au fait que nous sommes tous liés les uns aux autres, que l’amour et la vie sont universels au delà des frontières et des langues. Souvent en déplacement aux quatre coins du globe, Peter Morgan a souhaité évoquer a question de l’explosion des frontières – qu’il considère désormais comme caduques avec le développement des réseaux sociaux et la banalité des déplacements par l’avion – à travers les relations humaines. L’élément « avion » est d’ailleurs omniprésent dans le destin des personnages de 360 : certains le prennent, d’autres le regardent passer, certains partent, d’autres restent. La vie en mouvement perpétuel, qu’ils soient dans un café, dans leur cabinet médical, dans une chambre d’hôtel. Au final, beaucoup se croiseront dans un aéroport, sorte d’espace de rencontre d’une communauté mondialisée. Rapidement, le projet a été confié à Fernando Meirelles qui a toujours eu un intérêt important sur les rapports humains, mais aussi la mondialisation de la culture et ses effets sur les individus.

Bien que de qualité inégale, le récit suit une bonne dizaine de personnages dans un film choral où les histoires s’emboîtent avec fluidité et naturel, grâce à la plume de Peter Morgan mais également à la réalisation subtile et imaginative de Fernando Meirelles. On suit les désirs et les pulsions de ces êtres qui vont effectuer des choix que l’on ne cautionnera ou comprendra pas toujours mais qui les rendront toutefois terriblement humains et attachants dans toute leur fragilité et leur volonté de faire ce qui leur paraît le mieux.

Une œuvre qui parle de l’amour donc, du mariage et de l’adultère, mais aussi de l’image de soi, des masques que l’on porte et des choix que l’on fait. L’image est d’ailleurs très importante. Les photographies sont très présentes, ainsi que les miroirs, comme des reflets de ces personnages parfois perdus s’efforçant de prendre le bon chemin. 360 aborde également des thèmes de société plus précis tels que la prostitution, la réinsertion des délinquants sexuels, les trafics, les conflits familiaux, l’alcoolisme. Mais ce ne sont pas des sujets à proprement parler, simplement des conditions de vie rencontrées par certains protagonistes du film.

Thriller, tragédie romantique, drame familial, amourette nostalgique, 360 est un film à multiples facettes. Un tour du globe aux atmosphères et aux couleurs différentes réunissant un casting international et polyglotte, melting-pot réussi offrant un regard sur notre civilisation mondiale sans complaisance ni condescendance. Une aventure humaine, une ronde planétaire, comme si la plume Guillermo Arriaga (pour l’entrecroisement des histoires) avait rencontré celle de Woody Allen (pour le ton parfois désinvolte) avec comme chef d’orchestre le talentueux metteur en scène Fernando Meirelles avec sa réalisation toujours aussi soignée, sensible et sensorielle. Une œuvre qui compte, forcément, malgré un petit coup de mou à mi-parcours et quelques coïncidences un peu tirées par les cheveux.  

 360 ●●
mai
18

[critique] MOONRISE KINGDOM

WES ANDERSON | 94 MIN | 16 MAI 2012 | BRUCE WILLIS, EDWARD NORTON, JARED GILMAN, KARA HAYWARD

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.

Après avoir visionné plusieurs oeuvres de la filmographie de Wes Anderson, je restais plutôt sceptique quant à son univers. Rushmore ne m’avait pas vraiment emballé, La famille Tenenbaum contenait de très belles choses qui se noyaient dans un gros fatras agaçant, La vie aquatique ne m’avait absolument pas intéressé et je n’avais même pas pris la peine de me déplacer pour Darjeeling Limited. Tout récemment j’avais pourtant légèrement revu mon jugement, ayant été plutôt charmé par son adaptation de Fantastic Mr Fox. La sortie de son nouveau film, Moonrise Kingdom, allait donc permettre de persévérer dans ce réajustement ou de considérer l’adaptation du bouquin de Dahl comme l’exception.

La bande-annonce était déjà très séduisante… le film l’est encore plus ! Tout ce que vous pouvez apercevoir dans la bande-annonce figure dans ce film : l’énergie, le charme, la magie, l’émotion, l’humour et la beauté. L’énergie, de cette réalisation rythmée et colorée, de cette mise en scène stylisée et géométrique, de ses personnages qui s’agitent comme ils peuvent pour poursuivre leurs idéaux. Le charme, de l’enfance, de l’insouciance, des rêves en couleurs, des années 60, du camping sauvage, des tourne-disques et des paires de jumelles. La magie, de l’amour indéfectible et pur, de l’attachement, de l’aventure, des premiers baisers du bout des lèvres. L’émotion qui nous pince ou nous submerge parfois face aux aléas que l’on rencontre. L’humour, qui naît des situations que Wes Anderson met en place avec son acolyte Roman Coppola au script (est-il le seul de la famille à avoir encore des choses à raconter ?), que ces acteurs aguéris parviennent à apporter à leurs personnages attendrissants dans leur mélancolie et leurs efforts pour être aimés. La beauté, des images, des sentiments, des paysages, des liens qui se font et se défont. Mais il y a aussi d’autres choses tout aussi fortes dans ce Moonrise Kingdom. Il y a la famille. Cette famille que l’on a et qui nous agace bien souvent ou celle que l’on n’a pas et que l’on essaie de se construire.


Il faut bien sûr féliciter les différents protagonistes d’une aussi belle oeuvre – qui n’est pas dénuée d’imperfections mais d’une sincérité absolue -aussi remarquable que terriblement attachante. Le casting pour commencer. Tout le monde est parfait. Chaque rôle, même le plus petit, apporte sa pierre à l’édifice : Bruce Willis, policier romantique solitaire « triste et nigaud », Bill Murray, père déconnecté et loufoque, Edward Norton, apprenti chef de camp au coeur tendre, Frances McNormand, mère dépassée et perdue, mais aussi et surtout les deux jeunes acteurs qui forment un ravissant tandem : Jared Gilman et Kara Hayward. Le premier étonne et détonne avec son assurance, sa diction, ses lunettes un peu trop grandes qui complète son allure d’orphelin brillant et mal-aimé qui ne se laisse pas faire. La seconde épate et envoûte du haut de ses douze-treize ans. Sa présence à l’écran est captivante, sa maturité impressionne. Ensemble, ils forment un duo irrésistible de jeunes amoureux inséparables.

Louons également le travail de l’équipe technique. A sa tête, le chef d’orchestre Wes Anderson qui brille aux manettes mais également à la plume aux côtés de Roman Coppola (évoqué ci-dessus), composant avec son équipe de magnifiques tableaux débordant de vie et de couleurs grâce au boulot formidable à la photographie (Robert D. Yeoman), aux décors (Adam Stockhausen), aux costumes (Kasia Walicka-Maimone) et bien entendu à la musique où la partition d’Alexandre Desplat enchante et envoûte.

Décidément, ce 65e Festival de Cannes commence très fort et a déjà de belles choses à nous offrir. En moins de deux jours, il a déjà vu débarquer sur les écrans deux oeuvres magnifiques dont ce Moonrise Kingdom magique qui a fait l’ouverture en donnant le tempo d’une compétition de haut niveau.

 MOONRISE KINGDOM ●●●
mar
24

[critique] 30 BEATS

ALEXIS LLOYD | USA | 88 MIN | 21 MARS 2012 | LEE PACE, VAHINA GIOCANTE, PAZ DE LA HUERTA

New York, en plein été : une vague de chaleur transforme la ville en zone tropicale. Dix personnages sont tour à tour entraînés dans une ronde des amours où chacun se retrouve pris dans une chaîne de séductions, de sentiments et de désirs à fleur de peau

Film choral se déroulant à New-York, 30 Beats est le premier long-métrage d’Alexis Lloyd. Malheureusement sa ronde érotique tourne à vide, sautant d’une histoire à l’autre, sans que jamais l’intérêt ou l’empathie ne pointe le bout de son nez. Effort louable mais vain de raconter comment le désir peut se créer entre deux êtres lors d’une période estivale propice aux rencontres et aux ébats. Car paradoxalement son œuvre ne dégage aucune sensualité. Nos sens ne sont absolument pas stimulés, malgré quelques efforts de montage et une bande-son jazzy typiquement new-yorkaise. La conclusion marquant les prémices d’une histoire d’amour(ette) ne parvient même pas à produire son effet, la faute à un personnage féminin plus agaçant qu’intrigant – à l’image de cette galerie de protagonistes tous plus maniérés et énervants les uns que les autres. Seule l’apparition Vahina Giocante apporte un peu d’aura à 30 Beats mais l’effet s’estompe aussi rapidement qu’un TicTac fond sur la langue. 

 30 BEATS ○
mar
13

[critique] TARGET

Par Wilyrah  //  2012, A éviter !, Made in the US, Mauvais  //  5 commentaires

JOSEPH McGINTY NICHOL | USA | 100 MIN | 2012 | TOM HARDY, CHRIS PINE, REESE WITHERSPOON

Deux des meilleurs agents secrets au monde sont aussi les deux meilleurs amis dans la vie. Rien ne pouvait les séparer jusqu’au jour où ils découvrent qu’ils fréquentent depuis peu la même jeune femme, Lauren. Ce qui était au début un jeu de séduction sans conséquence et un simple défi amical se transforme vite en une guerre sans merci. Déploiement de technologies de pointe, moyens de surveillance high tech, c’est tout un arsenal capable de faire sauter un pays que les deux espions utilisent pour séduire leur target et mettre l’autre hors-jeu. Plutôt malheureuse en amour jusqu’ici, Lauren a désormais un choix impossible à faire entre deux hommes incroyablement sexy. 

Lorsqu’une des actrices les mieux payées (on se demande toujours pourquoi) d’Hollywood rencontre le fade Chris Pine et le charismatique Tom Hardy – qui vient ici pour payer ses impôts – cela donne le plus gros navet de ce début d’année. En effet, la comédie de Joseph McGinty Nichol (qui se fait modestement appeler McG) risque d’être un sérieux candidat pour la plus grosse daube de l’année.

Sexiste, grossier, terriblement mal mis en scène, jamais original, jamais surprenant et nocivement idiot, ce qui aurait pû s’avérer être un sympathique moment récréatif devient une ribambelle de scènes toutes plus débiles les unes que les autres. Avec son dénouement à vomir et son méchant sans aucune envergure, son tandem mou du genou et sa greluche qui en fait des tonnes, Target risque de vous déclencher de sérieuses crampes aux sourcils – à force de les froncer devant tant d’idiotie, de mauvais goût, de clichés et d’invraisemblance. Cent minutes de médiocrité sur grand écran.

 TARGET ○

Le bleu du miroir

Critiques détaillées et/ou avis express sur les derniers films vus en salles, avant-premières ou rattrapages DVD.

Prochaines Critiques

The Sessions de Ben Lewin
Au bout du conte de Agnès Jaoui

Agenda : Sorties Cinéma

15 MAI
Gatsby le Magnifique de Baz Lurhmann

22 MAI 2013
Only god forgives de Nicolas Winding Refn

26 JUIN 2013
Before Midnight de Richard Linklater

Catégories

Archives