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(critique) SONG FOR MARION
| PAUL A. WILLIAMS | COMEDIE DRAMATIQUE | UK | 93 MIN | 15 MAI 2013 | GEMMA ARTERTON, TERENCE STAMP |
ARTHUR ET MARION, COUPLE DE RETRAITÉS LONDONIENS, SONT PROFONDÉMENT UNIS MALGRÉ LEURS CARACTÈRES DISSEMBLABLES ; MARION EST POSITIVE ET SOCIABLE, ARTHUR EST MOROSE ET FÂCHÉ AVEC LA TERRE ENTIÈRE. AUSSI NE COMPREND-IL PAS L’ENTHOUSIASME DE SA FEMME À CHANTER DANS CETTE CHORALE FÉRUE DE REPRISES POP DÉCALÉES ET MENÉE PAR LA PÉTILLANTE ELIZABETH. MAIS PEU À PEU, ARTHUR SE LAISSE TOUCHER PAR LA BONNE HUMEUR DU GROUPE ET PAR LA GENTILLESSE D’ELIZABETH. Comédie dramatique britannique, Song for Marion est un feel-good movie qui assume sa dimension sentimentale avec légèreté et émotion. Porté par un trio impeccable, Terence Stamp en vieux bougon, Gemma Arterton en chef de troupe rafraîchissante et altruiste et enfin Vanessa Redgrave incarnant la sociable et positive Marion. Si le film tourné au coeur de la banlieue londonienne ne révolutionne pas le genre et ne cherche pas à se rendre original avec quelques lieux communs et passages obligés, on retrouve dans Song for Marion une humanité et une sensibilité bienvenues qui en font un long-métrage attachant, divertissant et touchant, porté par un trio de choc, aussi drôle que bouleversant.
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(critique) TRANCE
| DANNY BOYLE | THRILLER | UK | 95 MIN | 8 MAI 2013 | JAMES McAVOY, VINCENT CASSEL, ROSARIO DAWSON |
COMMISSAIRE-PRISEUR EXPERT DANS LES ŒUVRES D’ART, SIMON SE FAIT LE COMPLICE DU GANG DE FRANCK POUR VOLER UN TABLEAU D’UNE VALEUR DE PLUSIEURS MILLIONS DE DOLLARS. DANS LE FEU DE L’ACTION, SIMON REÇOIT UN VIOLENT COUP SUR LA TÊTE. À SON RÉVEIL, IL N’A PLUS AUCUN SOUVENIR DE L’ENDROIT OÙ IL A CACHÉ LE TABLEAU. NI LES MENACES NI LA TORTURE NE LUI FERONT RETROUVER LA MÉMOIRE. FRANCK ENGAGE ALORS UNE SPÉCIALISTE DE L’HYPNOSE POUR TENTER DE DÉCOUVRIR LA RÉPONSE DANS LES MÉANDRES DE L’ESPRIT DE SIMON… Je vais encore être désagréable envers un cinéaste que beaucoup admirent et estiment comme un artiste de génie. Ce n’est pas mon point de vue. Danny Boyle c’est un peu le roi de l’esbroufe, le champion du « je-pète-plus-haut-que-mon-cul » avec son style maniéré et facilement reconnaissable, ses longs-métrages ambitieux mais rarement aboutis, ses pitch reposant sur une idée mais ne tenant jamais la longueur ou accumulant tellement d’invraisemblances que ça en devient très peu crédible… Après un Oscar très peu mérité pour un métrage grand public assez racoleur, celui-ci nous avait offert une pub pour Decathlon avec James Franco. Heureusement, la cérémonie d’ouverture des J.O lui avait permis d’obtenir une reconnaissance mondiale plus légitime, valorisant ses talents de metteur en scène spectaculaire. Pour son retour sur grand écran, le cinéaste britannique propose une oeuvre ambitieuse mais tristement ratée et invraisemblable. À trop vouloir surprendre le spectateur par une accumulation de twists ridiculement vertigineuse, à trop brouiller les pistes et inutilement complexifier sa narration au point de la rendre tellement alambiquée qu’elle ne suscite plus aucun intérêt, Trance perd en route toute vraisemblance et toute légitimité artistique. Un thriller ambitieux (sur le papier) qui se veut hypnotique mais qui n’est au final qu’un vulgaire essai abscons, simpliste et superficiel, saturé d’excès visuels et sonores aussi indigestes que cette navrante B.O techno/dance concoctée à partir des meilleurs morceaux que tu diffusais jadis lors des boum collégiennes que tu organisais fièrement.
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(concours) GAGNEZ UN DVD DU FILM TOURISTES
| BEN WHEATLEY | COMEDIE | UK | 90 MIN | SORTIE DVD LE 26 AVRIL | NICHOLAS HOULT, TERESA PALMER |
TINA A TOUJOURS MENÉ UNE VIE PAISIBLE ET BIEN RANGÉE, PROTÉGÉE PAR UNE MÈRE POSSESSIVE ET TRÈS ENVAHISSANTE. POUR LEURS PREMIÈRES VACANCES EN AMOUREUX, CHRIS DÉCIDE DE LUI FAIRE DÉCOUVRIR L’ANGLETERRE À BORD DE SA CARAVANE. UN VRAI DÉPAYSEMENT POUR TINA. MAIS TRÈS VITE, CES « VACANCES DE RÊVE » DÉGÉNÈRENT: TOURISTES NÉGLIGENTS, ADOS BRUYANTS ET CAMPINGS RÉSERVÉS VONT RAPIDEMENT METTRE EN PIÈCES LE RÊVE DE CHRIS ET DE TOUS CEUX QUI SE TROUVERONT SUR SON CHEMIN…
SORTIE DU FILM EN DVD LE 26 AVRIL 2013
L’an dernier, Le Bleu du Miroir vous offrez une chance de remporter un DVD du film sensation de Ben Wheatley, Kill List. En ce mois d’Avril, on remet ça en partenariat avec Wild Side Video à l’occasion de la sortie en dvd/bluray de la comédie horrifique TOURISTES.
Pour avoir une chance de remporter un cadeau de ce film et participer au tirage au sort, envoyez par mail vos coordonnées postales, ainsi que quelques mots sur votre volonté de gagner à ce concours. Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants les plus convainquants. Pour augmenter vos chances, vous pouvez devenir fan de la page Facebook du site.
Les deux gagnants sont : Oriane K. (54) et Jacob K. (78)
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Mini-critique du film :
Après Kill List, Ben Wheatley s’essaie à la comédie à tendance horrifique. Sadique, cynique et plutôt misanthrope, Touristes est un divertissement décalé, typiquement britannique, un périple romantico-meurtrier qui se laisse agréablement suivre malgré quelques coups de mou en cours de route. Les comédiens sont savoureux, campant des personnages antipathiques et pathétiques. Le couple de touristes éliminera petit à petit tous ceux qui les dérangent, pour de plus ou moins bonnes raisons. Certains voient Touristes comme le compagnon parfait du jubilatoire God Bless America alors qu’il faudrait simplement le voir comme un cousin anglais loufoque.
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(critique) SHADOW DANCER
| JAMES MARSH | THRILLER | IRLANDE | 102 MIN | 6 FEV. 2013 | ANDREA RISEBOROUGH, CLIVE OWEN, GILLIAN ANDERSON |
Collette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens… Adapté d’un roman de Tom Bradby, correspondant de guerre en Irlande du Nord dans les années 90, Shadow Dancer s’intéresse au sort des informateurs pendant le conflit qui a secoué le pays sur plusieurs décennies. Il suit le sort de la jeune Collette McVeigh, interprétée avec retenue et justesse par la prometteuse Andrea Riseborough (Be Happy, We want sex equality, Never let me go…). Lorsque Mac, agent du MI5, l’interpelle et lui propose de devenir son indic au lieu de finir sa vie derrière les barreaux, elle se retrouve en plein dilemme personnel : sauver sa liberté et voir grandir son fils mais trahir sa famille ou écoper d’une sentence à perpétuité. C’est le réalisateur James Marsh, oscarisé pour le documentaire Le funambule, qui s’est vu confié la réalisation. Celui-ci avait déjà fait ses armes dans la très bonne trilogie Red Riding (à découvrir, si ce n’est pas déjà fait) pour la fiction. Auréolé du Prix du public et surtout du Hitchcock d’Or au dernier festival de Dinard (qui a jadis consacré des perles comme Boy A, Tyrannosaur, Billy Elliot, pour ne citer qu’eux…),Shadow Dancer sortira sur les écrans français la semaine prochaine. Je vous encourage à découvrir ce film, réalisé sans chichis et doté d’un réalisme typique d’un ancien documentariste, mais pourtant très soigné esthétiquement (celui-ci a débauché le talentueux dir. photo Rob Hardy, qui a travaillé notamment sur Boy A ou Broken). Porté par des comédiens talentueux, Shadow Dancer est un thriller à découvrir.
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[critiques] RATTRAPAGES : L’ODYSSÉE DE PI, JACK REACHER, LES HAUTS DE HURLEVENT
| L’ODYSSÉE DE PI ●●● |
Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d’un canot de sauvetage. Seul, ou presque… Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. L’instinct de survie des deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un courage insoupçonné pour survivre à cette aventure incroyable. Considéré par de nombreux blogueurs comme l’un des meilleurs films de l’année, rejoints par Barack Obama lui-même, L’odyssée de Pi est l’adaptation réputée impossible du roman de Yann Martel. l. Doté d’une 3D sublime et d’une mise en scène soignée et maîtrisée de bout en bout, le film de Ang Lee tient ses promesses et nous offre 125 minutes de divertissement, d’amusement et d’inquiétude face au sort de Pi Patel – aka Piscine. Un film idéal pour les fêtes, le genre de plaisir que l’on s’offre en famille et qui saura contenter petits et grands, juniors et seniors.
| ANG LEE | DRAME | USA | 125 MIN | 19 DÉC. 2012 | SURAJ SHARMA, IRRFAN KHAN, GERARD DEPARDIEU |
| JACK REACHER ●● |
Un homme armé fait retentir six coups de feu. Cinq personnes sont tuées. Toutes les preuves accusent l’homme qui a été arrêté. Lors de son interrogatoire, le suspect ne prononce qu’une phrase : « Trouvez Jack Reacher. » Commence alors une haletante course pour découvrir la vérité, qui va conduire Jack Reacher à affronter un ennemi inattendu mais redoutable, qui garde un lourd secret. Produit formaté pour le grand public et programmé en pleine période de Noël, Jack Reacher est un film d’action efficace et appréciable qui se laisse suivre avec plaisir malgré trente bonnes minutes en trop. L’humour est sec, l’intrigue tient suffisamment la route, les acteurs font le taf et le suspens reste presque intact sur plus de deux heures. Que reprocher à ce divertissement plutôt costaud, si ce n’est sa longueur et la présence du toujours aussi monolithique Tom Cruise dans le rôle phare ? Pas grand chose. L’objectif était de nous divertir, la mission est accomplie.
| CHRISTOPHER McQUARRIE | ACTION | USA | 131 MIN | 26 DÉC. 2012 | TOM CRUISE, ROSAMUND PIKE, RICHARD JENKINS |
| LES HAUTS DE HURLEVENT ●● |
Angleterre – XIXème siècle. Heathcliff, un enfant vagabond, est recueilli par M. Earnshaw qui vit seul avec ses deux enfants, Hindley et Cathy, dans une ferme isolée. Heathcliff est bientôt confronté aux violences de Hindley, jaloux de l’attention de son père pour cet étranger. Le jeune garçon devient le protégé de Cathy. A la mort de M. Earnshaw, Cathy est courtisée par le fils de riches voisins, laissant peu à peu Heathcliff à la merci de Hindley. A l’annonce du prochain mariage de Cathy, Heathcliff s’enfuit. L’attachement fraternel qu’il vouait à Cathy se transforme alors en un amour obsessionnel. Le roman d’Emily Brontë a été de nombreuses fois porté à l’écran, pas toujours avec réussite. La cinéaste britannique Andrea Arnold, qui nous avait offert le remarquable Fish Tank et le prenant Red Road, nous offre à son tour sa vision de l’œuvre avec une réécriture épurée, sensorielle, sombre et dépouillée. Disons-le tel quel, la première heure est une merveille. La seconde, en revanche, est plus bancale, moins captivante. Le changement d’acteurs n’aide d’ailleurs pas vraiment le spectateur à se sentir concerné.
| ANDREA ARNOLD | ROMANCE | UK | 128 MIN | 5 DÉC. 2012 | SHANNON BEER, SOLOMON GLAVE, KAYA SCODELARIO |
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[critiques] LES BÊTES DU SUD SAUVAGE, ANNA KARENINE, MAIS QUI A RE-TUE PAMELA ROSE ?
| BENH ZEITLIN | USA | 92 MIN | 12 DÉCEMBRE 2012 | QUVENZHANE WALLIS, DWIGHT HENRY |
Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs. Avec la montée des eaux, l’irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.
Reparti de Cannes avec la Caméra d’Or et de Deauville avec le grand prix, Les bêtes du sud sauvage semble faire partout l’unanimité. Il faut dire que le premier film de Benh Zeitlin a de nombreuses qualités et respirent la vie et le cinéma. Toutefois, j’avoue que mon engouement n’a pas été aussi fort que je ne l’imaginais. La caméra à l’épaule donne parfois le tournis, bien qu’elle permette aussi d’être au coeur du film et de suivre cette histoire du point de vue de notre jeune héroïne Husspuppy. Puisque l’on parle de la jeune fille, saluons l’incroyable prestation de la jeune Quvenzhané Wallis, éblouissante du haut de ses neuf ans – à l’époque du tournage. Depuis, elle a bien grandi et devrait probablement bénéficié d’une nomination aux prochains Oscars. De quoi saluer un début de carrière très prometteur. Que dire du jeune cinéaste qui a conquis de nombreuses critiques à travers le monde et est reparti avec multiples récompenses des festivals où il a concouru ? Car son premier long-métrage a les qualités et la force de la jeunesse. Les bêtes du sud sauvage est viscéral, fort, poétique. Il est par contre parfois un peu surchargé. Il manque donc un peu d’enchantement à cette fable terrestre et aquatique porté par un petit bout de fille qui crève l’écran.
| LES BÊTES DU SUD SAUVAGE ●● |
| JOE WRIGHT | UK | 131 MIN | 5 DECEMBRE 2012 | KEIRA KNIGHTLEY, JUDE LAW, ALICIA VIKANDER |
Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare.
Joe Wright nous avait ébloui avec ses précédents longs-métrages (Reviens-moi, Orgueil et préjugés) très soignés. Il mélangeait avec un certain savoir-faire classicisme et modernité. Son dernier métrage, beaucoup plus ambitieux, n’est pas à la hauteur la faute à une prétention qui suinte de chaque plan et à une Keira Knightley plus laide et plus insupportable que jamais – alors qu’on pensait qu’on avait atteint l’apogée avec Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare.
Pénible. Voilà le terme qui résume le mieux le sentiment que l’on ressent lors du visionnage. Personnage principal détestable, actrice terriblement irritante, mise en scène affreusement maniérée et pompeuse, avec ses moments chorégraphiés ridicules, musique grandiloquantes, plans certes superbes mais tellement artificiels, rien ne fonctionne dans cette adaptation de Tolstoi qui ressemble tant à un grossier pêché d’orgueil. Seule Alicia Vikander, déjà sublime dans Royal Affair, s’en sort avec les honneurs – elle est le petit rayon de soleil du film. Joe Wright s’est pris pour Baz Luhrmann… mais surtout Joe Wright s’est pris… les pieds dans le tapis.
| ANNA KARENINE ○ |
| KAD & OLIVIER | FRANCE | 90 MIN | 5 DÉCEMBRE 2012 | OLIVIER BAROUX, KAD MERAD, OMAR SY |
Quand il reçoit un appel du shérif de Bornsville lui annonçant que le cercueil de Pamela Rose a été volé, l’agent Douglas Riper voit là une occasion de renouer les liens avec son ancien coéquipier Richard Bullit. Un ex-ami avec lequel il est brouillé, depuis des années, suite à une fâcheuse Cette suite prétexte à une heure trente d’humour absurde est signé Kad et Olivier. Le premier a, depuis son très beau rôle dans Je vais bien ne t’en fais pas, accumulé les rôles dans les daubes françaises en toute impunité. Le second, plus discret, s’est baladé à gauche et à droite. Le tandem se reforme pour redonner vie aux agents Riper et Bullit. Le scénario ne tient sur absolument rien mais quelques gags font mouche. L’humour de répétition, les clins d’oeil et les nombreux jeux de mots, voilà l’atout de cette comédie pas inoubliable mais déjà plus acceptable que le terrible Les seigneurs d’Olivier Dahan.
| MAIS QUI A RE-TUE P. ROSE ? ● |
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[concours] GAGNEZ UN DVD DU FILM KILL LIST
| BEN WHEATLEY | UK | 95 MIN | SORTIE DVD 5 DECEMBRE 2012 | NEIL MASKELL, MYANNA BURING |
Meurtri dans sa chair et son esprit au cours d’une mission désastreuse à Kiev 8 mois plus tôt, Jay, ancien soldat devenu tueur à gages, se retrouve contraint d’accepter un contrat sous la pression de son partenaire Gal et de sa femme, Shen. Jay et Gal reçoivent de leur étrange nouveau client une liste de personnes à éliminer. À mesure qu’ils s’enfoncent dans l’univers sombre et inquiétant de leur mission, Jay recommence à perdre pied : peur et paranoïa le font plonger irrémédiablement au cœur des ténèbres.
SORTIE DU FILM EN DVD ET BLURAY LE 5 DECEMBRE
A l’approche de Noël, Le Bleu du Miroir (en partenariat avec Wild Side Vidéo) pense à vous et vous offre une chance de remporter deux DVD à l’occasion de la sortie en DVD et BluRay du film sensation KILL LIST le 5 Décembre 2012. Pour avoir une chance de remporter un DVD de ce film et participer au tirage au sort, envoyez par mail votre réponse à la question et vos coordonnées postales, ainsi que quelques mots sur votre volonté de gagner à ce concours. Les gagnants seront tirés au sort par les participants les plus convainquants ayant répondu correctement à la question posée. Pour augmenter vos chances, vous pouvez devenir fan de la page Facebook du site.
Quelle est la tagline du film ?
Attention, vous avez jusqu’au 8 Décembre 2012 à 23h59 pour participer : contact.lebleudumiroir@gmail.com.
BRAVO à Stéphanie G. (13) et Fabrice G. (44) qui remportent chacun un DVD du film !
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SORTIE DU FILM EN DVD/BR LE 5 DÉCEMBRE 2012
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[critique] SKYFALL
| SAM MENDES | USA /UK | 143 MIN | 26 OCTOBRE 2012 | DANIEL CRAIG, JAVIER BARDEM, JUDI DENCH, RALPH FIENNES |
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…
Hier soir est sorti sur les écrans le 23e volet des aventures de James Bond, SKYFALL. Le plus célèbre espion britannique du monde, inventé par Ian Flemming, fait en effet son retour après plusieurs années d’absence. Il revient sur son 31 avec l’un des plus grands réalisateurs du monde aux manettes : Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la perdition, Les noces rebelles…). Pour la première fois, 007 s’offre donc un metteur en scène de génie, un artiste accompagné de son équipe de techniciens orfèvres. Que vaut ce nouveau et très attendu volet ? Parvient-il à surpasser Casino Royale ? Non.
En effet, si Martin Campbell avait dépoussiéré la saga avec Casino Royale, Sam Mendes a laissé s’accumuler la poussière. Certains y verront un hommage pour le 50e anniversaire de James Bond et apprécieront les très nombreux clins d’oeil lancés par le réalisateur britannique. On ressent de façon évidente l’amour de Mendes pour l’espion de sa Majesté. Il se régale et se joue du mythe de 007 en le ramenant sur les terres de son passé, en lui faisant frôler la mort, en menaçant celle qui représente un peu une Mère de substitution pour lui. « Bond meurt pour renaître » ai-je lu quelque part. C’est un peu ça et sa renaissance ne me plait guère. Pendant des années, je me suis désintéressé de l’univers de Bond, lassé par les gadgets, les Bond girls fades et sans intérêt, les grosses explosions, les échanges de coups de feux incessants… Casino Royale avait su rafraîchir la saga en apportant quelque chose de nouveau. Skyfall revient en arrière et nous offre un film-hommage très référentiel, comme une jolie carte postale adressée à tous les fans du héros de Ian Flemming. On s’attendrait presque à voir débarquer Sean Connery pour un caméo dans la dernière partie ! Dernier gros point qui fâche : le scénario. Paresseux et minimaliste, l’intrigue de ce 23e Bond tient sur trois pages à tout casser : un ancien agent devenu rebelle décide de se venger de M qui l’a (selon lui) abandonné il y a quelques années lors d’une mission d’infiltration périlleuse. Ce méchant vilain est interprété par Javier Bardem, affublé d’une tignasse blonde assez ringarde. On regrettera sa faible présence à l’écran même si son personnage – qui s’inspire terriblement du Joker de Nolan – n’avait peut-être pas grand chose de plus intéressant à raconter. Face à lui, Daniel Craig occupe le personnage avec sa présence habituelle et son cynisme encore plus affûté. Son James Bond a quelque chose de (super)héroïque (très Bruce Wayne) dans ses postures, dans son histoire personnelle (orphelin, endeuillé par la disparition de celle qu’il a aimé, propriétaire d’un vieux manoir laissé aux mains d’un ancien employé) et dans sa résurrection. Pas grand chose à dire au sujet des deux Bond girls qui n’ont pas dû trop se fouler pour apprendre leurs textes : Marlohe essaie en vain d’apporter un peu de classe à son personnage qui ne fera pas long feu et Harris sert de bouche trou en début et fin de film, comme deux tranches de pain de mie venant entourer une garniture sympathique mais pas spécialement inoubliable.
La déception est donc présente mais elle doit être relativisée. Si le film s’étire parfois inutilement en longueur et qu’il peine à installer la tension chez le spectateur, il est en revanche une réussite complète au niveau visuel. Plastiquement très soigné et mis en scène avec élégance, Skyfall démontre qu’un gros budget peut aussi servir à soigner la réalisation et la direction artistique. La photographie de Roger Deakins est sublime – les séquences à l’étranger notamment, Hong-Kong, Macau, Ecosse – en jouant sur les éclairages et les couleurs. La première scène du film vient d’ailleurs illustrer le propos de M (« He comes from the shadow ») avec un 007 dont on ne distingue à peine la silhouette avant de le voir avancer dans la pénombre d’un couloir puis de n’apercevoir que son regard (cf image ci-dessus). L’intro du film est d’ailleurs incroyablement maîtrisée offrant une montée en puissance et en spectacle remarquable jusqu’à l’arrivée du générique amenée avec beaucoup de subtilité. Les premières notes de la chanson d’Adele nous donnerait presque des frissons accompagnées de ces images aquatiques d’une incroyable beauté. Pendant les deux heures qui suivent, ce sera un peu les montagnes russes avec quelques fulgurances appréciables – toute la séquence du bunker du MI6 au tribunal – jusqu’à un épilogue shakespearien un brin longuet mais photographiquement superbe.
Si l’on saluera la volonté de Sam Mendes d’apporter une touche de classe indéniable à la saga et à la résurrection de son héros en impliquant ses collaborateurs habituels (Deakins à la photo, Newman à la musique) et en débauchant quelques techniciens de Chris Nolan pour les effets spéciaux, on regrettera que son volet manque d’ambition scénaristique, la faute à un script maintes fois retouché n’offrant au final qu’une intrigue minimaliste rarement enthousiasmante et handicapée par ses invraisemblances.
| SKYFALL ●● |
Retrouvez les photos du tapis rouge de l’avant-première parisienne de Skyfall.
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[actu] SKYFALL : TAPIS ROUGE
| SAM MENDES | USA /UK | 143 MIN | 26 OCTOBRE 2012 | DANIEL CRAIG, JAVIER BARDEM, JUDI DENCH, RALPH FIENNES |
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…
Demain soir sort sur les écrans le 23e volet des aventures de James Bond, SKYFALL. Le plus célèbre espion britannique du monde, inventé par Ian Flemming, fait en effet son retour après plusieurs années d’absence. Il revient sur son 31 avec l’un des plus grands réalisateurs du monde, Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la perdition, Les noces rebelles…). Pour la première fois, 007 s’offre donc un metteur en scène de génie, un artiste accompagné de son équipe de techniciens orfèvres. Que vaudra ce nouveau et très attendu volet ? Parviendra t’il à surpasser Casino Royale ? Réponse demain soir.
En attendant la critique, je vous laisse découvrir les photos de l’avant-première gala ayant eu lieu hier soir sur les Champs Elysées.
Merci de respecter les droits d’auteur en mentionnant leur origine pour une publication sur un autre site.
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[concours] GAGNEZ UN DVD DU FILM SKET
| NIRPAL BHOGAL | UK | 83 MIN | SORTIE DVD 5 SEPTEMBRE 2012 | AIMEE KELLY, LILY LOVELESS |
Après le meurtre cruel et brutal de sa sœur par un gang, Kayla – 16 ans – n’a plus qu’une idée en tête : se venger. Dans ce but, elle intègre un gang rival, mais va devoir apprendre à survivre aux règles de la rue…
Pour cette fin d’été, Le Bleu du Miroir (en partenariat avec Wild Side Vidéo) pense à vous et vous offre une chance de remporter un DVD à l’occasion de la sortie en DVD et BluRay du film SKET, LE CHOC DU GHETTO le 5 Septembre 2012. Pour avoir une chance de remporter un DVD de ce film et participer au tirage au sort, envoyez par mail votre réponse à la question et vos coordonnées postales, ainsi que quelques mots sur votre volonté de gagner à ce concours. Les gagnants seront tirés au sort par les participants les plus convainquants ayant répondu correctement à la question posée. Pour augmenter vos chances, vous pouvez devenir fan de la page Facebook du site.
Dans quelle série a joué Lily Loveless ?
Attention, vous avez jusqu’au 10 Septembre 2012 à 23h59 pour participer : contact.lebleudumiroir@gmail.com. Le distributeur se chargera de vous faire parvenir votre gain.
Bravo à Gilles S. (95) et Julie A. (49) qui ont été tirés au sort.
Vous allez recevoir en fin de semaine un DVD du film SKET.
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SORTIE DU FILM EN DVD/BR LE 5 SEPTEMBRE 2012
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[critique] BROKEN
| RUFUS NORRIS | UK | 90 MIN | 22 AOÛT 2012 | TIM ROTH, CILLIAN MURPHY, ELOISE LAURENCE |
Après avoir été témoin d’une agression brutale, Skunk se rend compte que la maison où elle vit, son quartier, son école, lui sont devenus étrangers, presque hostiles. Les certitudes rassurantes de l’enfance ont laissé place à l’inconnu et à la peur. Et, alors qu’elle se tourne vers un avenir devenu soudain plus sombre, son innocence n’est plus qu’un souvenir. En cherchant le réconfort dans l’amitié muette de Rick, un garçon doux mais abîmé par la vie, Skunk va se trouver confrontée à un choix. Poursuivre un chemin dans lequel elle ne se reconnaît plus, ou quitter les ruines de son ancienne vie…
Ayant fait l’ouverture de la Semaine de la Critique à Cannes cette année, Broken est un film choral britannique qu’il ne faudra pas manquer lors de la fin de cet été 2012. Petite merveille sensible, drôle et poignante, écrite par le talentueux scénariste Mark O’Rowe qui avait déjà signé le script du très marquant Boy A en 2009, Broken suit plusieurs personnages, tous voisins ou visiteurs d’un petit quartier qui sera le théâtre de tristes évènements.
Broken juxtapose tendresse et violence, à l’image d’un cinéma anglais qui parvient souvent à les associer avec réussite (Tyrannosaur, This is England ou Boy A justement) si l’on reste un peu indulgent sur cette fin un brin maladroite. Rufus Norris n’a d’ailleurs pas grand chose à envier à ses illustres ainés et, comme Paddy Considine qui nous avait scotché avec sa première réalisation, le cinéaste sera à surveiller de près. Différence notable, Norris parvient à insufler une certaine malice dans son cinéma – généralement par l’intermédiaire de sa jeune pré-adolescente mais pas seulement – ainsi qu’un humour et une légèreté permettant d’éviter de tomber dans trop de noirceur ou de pathos, apportant un peu d’innocence et de douceur dans cette histoire qui aborde des sujets peu évidents (la parentalité, l’abandon, le handicap mental, la violence scolaire…). Il y a aussi un peu de Little Children dans cette chronique de quartier (où le mensonge et la stigmatisation vont finir par causer de sacrés dégâts) sublimée par une superbe photographie – là encore, c’est aussi un technicien de Boy A, Rob Hardy. On sent dans la mise en scène et la réalisation de Norris ses origines (théâtre, opéra) lui qui allie avec beaucoup d’agilité les images à la musique, qui se joue des décors et des sons et qui dirige impeccablement ses interprètes dont la jeune Eloise Laurence qui crève l’écran pour son tout premier rôle.
Tantôt espiègle et léger, tantôt grave et brutal, Broken est un joli premier film d’un réalisateur britannique à suivre et porté par des comédiens remarquables de justesse dont la jeune révélation Eloise Laurence.
| BROKEN ●●● |
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[critiques] 3 COMÉDIES DE JUIN : LA PART DES ANGES, ADIEU BERTHE, LA CLINIQUE DE L’AMOUR
| KEN LOACH | UK | 101 MIN | 27 JUIN 2012 | PAUL BRANNIGAN, JOHN HENSHAW, ROGER ALLAM |
A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque – une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…
La part des anges est le dernier film de Ken Loach, qui a été récompensé par le Prix du Jury à Cannes. Après un Route Irish quelque peu décevant, le cinéaste britannique revient vers la comédie pour traiter un sujet social comme il sait si bien le faire (rappelez-vous l’excellent Looking for Eric). Si le long-métrage n’a rien de transcendant, il distille avec humour et finesse un regard bienveillant et optimiste sur la jeunesse désillusionnée et livrée à elle-même. Le visionnage n’est pas mémorable mais reste très agréable grâce à la liberté de ton de Loach. Pour Papy Loach, ce Angel’s Share n’est pas un grand crû mais tout de même une bonne cuvée qui se consomme avec plaisir.
| LA PART DES ANGES ●● |
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| BRUNO PODALYDES | FRANCE | 100 MIN | 20 JUIN 2012 | DENIS PODALYDES, VALÉRIE LEMERCIER |
Mémé is dead. Berthe n’est plus. Armand avait « un peu » oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l’anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça ? On l’enterre ou on l’incinère ? Qui était Berthe ?
Alors qu’UGC Distribution pensait tenir ici le succès de l’été et le bon coup de l’année, en tentant de créer le buzz à partir d’une séquence où Valérie Lemercier se lâche complètement en plein cimetière (séquence à peine drôle alors qu’elle était déjà adoubée de « culte »), Adieu Berthe – L’enterrement de Mémé n’a obtenu le box-office escompté en dépassant timidement le demi-million de spectateurs – ce qui n’est déjà pas si mal vous me direz. Comédie mineure et feignante, Adieu Berthe cherche à trouver un ton mélancolique et nostalgique en l’agrémentant d’une pincée de dérision et d’humour noir. Parler de la vie en évoquant la mort n’est pas à la portée de tous et n’est pas Alan Ball qui veut.
| ADIEU BERTHE ● |
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| LA CLINIQUE DE L’AMOUR ° ARTUS DE PENGUERN | FRANCE | 83 MIN | 27 JUIN 2012 | BRUNO SALOMONE, HELENA NOGUERRA |
Alors qu’il est retenu en otage, un couple voit sa situation conjugale, déjà compliquée, s’aggraver, lorsqu’il est question de trahison et de déception…
La clinique de l’amour se revendique parodie hilarante dans la lignée des OSS 117 de Michel Hazanavicius. Malheureusement, Bruno Salomone n’a pas la trempe et l’impertinence de son ancien comparse Jean Dujardin. Malheureusement, Artus de Penguern malgré toute sa bonne volonté n’a pas le talent et la finesse du cinéaste récemment oscarisé. Malheureusement, Helena Noguerra n’a pas la malice et le regard pétillant de Bérénice Bejo ou Louise Monot. Ainsi La clinique de l’amour est finalement aussi ennuyeux que les soaps hospitaliers qu’il pastiche. Rarement drôle, souvent chiant, la bande-annonce suffira à vous amuser et vous évitera de perdre 80 minutes de votre temps. Initiative louable mais mauvaise pioche. Un conseil : (re)matez les huit saisons de Scrubs !
| LA CLINIQUE DE L’AMOUR ○ |
Le bleu du miroir
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